‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 1096 sur 1339 · PLUIE · texte numérisé non relu

PLUIE

Ici encore on peut recourir au titre Orage pour plusieurs saints. Ajoutons cependant sainte Scholastique sœur de saint Benoît (Cf. Colombe, p. 2'43; etc.). Son frère étant venu la visiter dans l'abbaye voisine du Mont-Cassin, où elle formait des vierges à la règle bénédictine, la sainte voulut le retenir au moment. où il allait prendre congé d'elle vers la tombée du jour. Sur la représentation de celui-ci qu'il ne convenait pas de passer la nuit hors du monastère, Scholastique joignit les mains sur la table, en y appuyant son front pour prier Dieu. Quand elle releva la tête, une énorme pluie éclata tout d'un coup, comme pour couper la retraite à saint Benoît et aux moines qui l'accompagnaient. Ce fait mérite d'être lu dans les Dialogues de saint Grégoire3, on y voit que la sainte mourut à trois jours de là.

Saint Leucius, évêque deBrindes; 11 janvier, v. 399. Il obtint, après de longues sécheresses, une pluie subite qui convertit nombre de païens encore aheurtés à l'idolâtrie1.

Saint Annon, évêque de Vérone ; 23 mai, v. 780. On lui attribue un prodige tout semblable au précédent5.

Saint Switiiin (Swithun, Swithunus), évêque de Winchester; 2 et 15 juillet, 862. Selon le Calendar of the anglican church, on le représenterait parfois avec de la pluie qui tombe. C'est que les Anglais lui attribuent (comme la France du Nord à saint Médard) que quarante jours de pluie se suivent infailliblement quand il en est tombé pour sa fête. Aussi était-il surnommé le pleureur en Angleterre. Ce saint avait désiré, en mourant, qu'on l'inhumât hors de l'église avec les simples fidèles6. Mais, dit-on, l'on s'avisa plus tard de vouloir

i. AA. SS. Januar., t. I, p. 072.

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