PONT
Saint Cado (Cadocus, Canocus, Cawg, etc.) de Cambiue, évoque, dit-on, mais au moins abbé; 1 novembre, v. 580. On raconte de lui en Armorique que, quittant la Grande-Bretagne, il vint fonder un monastère dans une petite île entre Port-Louis et Auray, à l'embouchure de l'Estell. Les gens du pays s'y rendaient volontiers; et le saint voulant leur faciliter le passage, réunit son île au continent par un pont de pierres qu'il lui fallut recommencer après un premier essai malheureux. Mais comme il réussit à la seconde fois, et que ce travail sembla merveilleux aux gens du pajs.cela donna lieu à une de ces histoires qui se répètent dans diverses contrées au sujet de ce que l'on appelle les ponts du diable. On dit donc que le démon avait démoli la première construction; et que saint Cado, le trouvant occupé à cette méchante œuvre , lui demanda ce qu'il voudrait pour le bâtir lui-même. Le Malin promit de s'en charger à condition de pouvoir saisir la première âme qui traverserail ce pont. La chose faite, le saint vint au-devant du démon comme pour visiter les travaux avant d'en accepter livraison , et laissa échapper de sa manche un gros chat qu'il y tenait caché. Satan ainsi trompé, ne reparut plus dans le pays1.
On représente donc dans certaines images populaires, I ; saint sur son pont, et mettant son chat dans la main du diable, qui attend une récompense. Sous le titre Sériant, nous rapporterons une autre curiosité de la même biographie, et qui pourrait bien n'être encore que l'indication de guerre faite à Satan.
Les sf.pt premiers évkouks d'Espagne (Cf. Groupes. p. 470, sv.), disciples de saint Jacques le Majeur et martyrs; 1 mai, temps apostoliques. Un pont s'écroule sous
2. H. de La Villemarqué, iJnmde celtiwe, S. Kaclnk. ■ Saints de la llretajne, p. 00(1, sv. Cf. Ibid., p. 51!».
Vies d'S