RELIGIEUX. — RENARD
RELIGIEUX, MOINES, etc.
A propos des Costumes ecclésiastiques, on a trouvé plusieurs détails qui dirigeront au besoin sur la forme (sinon sur la couleur) des vêtements par où se distinguent les divers ordres religieux. Mais au moyen des gravures disséminées dans notre volume, on pourra se renseigner un peu mieux. On trouvera, par exemple, les Bénédictins à l'article Corbeau1, Banderole, Barque, etc.; les Bénédictines, au mot Fiole, Rat, etc.; les Chartreux,
.Saint Félix do Valois.
à Branche d'arbre, Lampe, etc. ; les Cisterciens, sous le titre Croix à la main, Bannière, etc. ; les Dominicains, aux
i. En cet endroit, le saint fondateur porte un énorme capuchon qui n'était guère en usage que dans les pays du nord. De même, il lui tombe des épaules par devant une sorte de draperie qui portait, Je crois, le nom do patience dans les provinces d'Allemagne.
mots Ailes, Auréole (soleil), Feu, Lis, etc.; les Dominicaines, au moi Ancre, Lance, Ville; les Franciscains (sauf distinctions indiquées ailleurs), sous le titre Apparitions de l'enfant Jésus, Auréole, Plaies, etc.; les Trinitaires auront ici leur fondateur, saint Félix de Valois, que nous avons réservé pour cet endroit lorsque nous parlions de son cerf. Pour les Carmes, voir p. 666.
Les Pères de la Merci sont ligures à l'article Bouche et Cloche; les Minimes, au mot Scapulaire ; les Capucins, sous le titre Besace et Tète; les Jésuites, aux mots Chiffre, Nègre, Eucharistie et Poitrine; les Hospitaliers de Saint- Iean-de-Dieu, aux articles Corde, Fruits; les Servîtes, sous le titre Couronne (p. 269). l'en oublie peut-être quelques-uns, mais cela fait déjà un certain nombre d'indications qui ne laissent pas d'avoir leur valeur.
Les clercs réguliers sont encore vêtus, à peu de chose près, comme l'était habituellement le clergé dans presque toute la chrétienté latine du xvi« siècle. Les différences ne portent guère que sur le collet de la soutane qui laisse plus ou moins voir le linge autour du cou. De là vint le rabat qui n'a que faire ici , attendu que les honneurs de la canonisation ne semblent pas encore avoir atteint un seul des personnages qui l'ont porté.
Les Passionistes ont sur la poitrine un cœur avec les mots : Passio DM Jesu Christi.
Les clercs réguliers de saint Camille de Lellis ne se distinguent guère des Théatins et des Ligoriens, que par une croix sur le manteau et la soutane, du côté droit de la poitrine.
Sous le titre Possédés (p. 704), à propos de saint Théotonius, j'ai donné une indication quelconque du costume des chanoines réguliers. Cf. infra, p. 731.
RELIQUAIRE. Cf. Châsse, RENARD.
Saint Genou (Genulfus) évoque, retiré en Berry; 17 janvier, me siècle. Un renard qui était venu s'approvisionner parmi les poules du saint homme, fut obligé de rapporter sa proie; puis mourut en passant devant l'église. Depuis lors, jamais renard ne se hasarda de recommencer en ce lieu *.
Saint Magnus, abbé de Fuessen. Cf. Ours, etc.
Saint Hervé, aveugle. Ce que nous avons dit de lui au sujet d'un loup, a été mis quelquefois sur le compte d'un renard. Mais ce peut bien être l'effet de deux récits différents qui ne se rapporteraient pas au même prodige'. Le fait est que, selon ses biographes, il aurait obtenu en priant Dieu, qu'une poule lui fût rapportée vivante par le renard qui s'en était empare.
Cela ne semble pas avoir où en usage chez les Bénédictins fiançais.