‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 1163 sur 1339 · Breviar., 17 novtmbr., Icct. iv «t Vil · texte numérisé non relu

Breviar., 17 novtmbr., Icct. iv «t Vil

p. 307; Hache, etc.). Les diables s'efforçant de le troubler et de le décourager par mille artifices dans sa solitude, semblèrent un jour vouloir l'écraser entre deux rochers qu'ils rapprochaient. Certains imagiers populaires paraissent même avoir pensé que la hache du saint lui servit à s'ouvrir un passage dans cette épreuve dangereuse.

Saint Frutos (Fructus) de Ségovie, ermite ; 25 octobre, 715. Une roche se fend sur son ordre. Les mahométans s'étaient rendus maîtres du pays voisin, et voulaient passer outre. Le saint, pour conserver en paix ses compagnons, alla au-devant des Mores; et traçant une ligne avec son bâton , il leur défendit de la franchir. Le Ciel confirma cette intimation en ouvrant une coupure profonde dans le rocher. La tranchée se voit encore, et les gens du lieu l'appellent l'entaille (la cuchillada) de saint Frutos*.

ROCHET, SURPLIS, etc.

Le rochet proprement dit étant un insigne de sacerdoce, on le donne fréquemment aux saints qui étaient prêtres; parfois même à ceux qui avaient désiré ardemment la prêtrise. A ce titre on en revêt çà et là saint Louis de Gonzague (Cf. Enfants saints, p. 351; etc.), parce qu'il appelait de tous ses vœux le moment où il pourrait dire la messe et travailler directement au salut des âmes.

Les chanoines réguliers qui jadis portaient habituellement l'aube, et plus tard le rochet seulement, ont fini par y substituer peu à peu un simple souvenir de cet insigne. Dans certaines communautés même, cela se réduit à un petit cordon blanc porté en sautoir, et dont la signification est bien loin de frapper les yeux. Les portraits du bienheureux Pierre Fourier (9 décembre, 1640), réformateur des chanoines de Saint- Augustin en Lorraine, en donnent un exemple (p. 731) qui n'atteintpas le dernier point de réduction auquel le surplis a été poussé par d'aulres ". Quand je dis portraits, j'aurais désiré que l'on donnât au saint homme lorrain du xvir3 siècle un air moins piteux; car ce n'était pas son genre de dévotion. Le chapelet qu'il tient à la main rappelle les pieuses industries dont il se servait pour intéresser les enfants à la doctrine chrétienne. Aussi le voit-on parfois leur distribuant des images de la sainte Vierge et des rosaires. Mais en outre, des graveurs mal informés ont orné fort gratuitement sa soutane de boutons qui n'entraient pas clans le costume des siens.

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