ROLE
La même prose, plus loin, attribue à saint Georges un miracle assez semblable à celui qui dispersa les spectateurs du martyre de sainte Catherine :
« Plèbe ergo pnestolante Quœ gaudenter afTuit.
At te Christum exorante, Ignis vorax irruit ;
Et consumpsit cito vanos, Templumque comminuit ; Sacci'dotesque profanos Terra mox absorhuit. »
Saint Adrien martyr (Cf. Enclume, p. 348). Un vieux graveur a placé la roue près de lui. Serait-ce parce que le saint eut les membres brisés; ou parce que le supplice de la roue était comme le chef-d'œuvre des bourreaux, dont saint Adrien était le patron au moyen âge?
Saint Aciscle. Voyez plus bas sainte Victoire.
Sainte Catherine d'Alexandrie, vierge et martyre (Cf. Épèe, p. 371, sv.; etc.). Presque toutes les légendes sont d'accord avec les artistes pour la peindre avec une roue qui est souvent brisée.
Mais ailleurs on ne voit cet instrument ni rompu, ni même armé de pointes ou de glaives (pas plus qu'ici, en face); parce que les charrons l'avaient prise pour patronne. D'après les vieilles histoires, l'empereur avait fait préparer une machine formée de quatre roues qui devaient la tailler en pièces; et un ange fit voler au loin les fragments du mécanisme qui "allèrent blesser dans la foule grand nombre de spectateurs1. Métaphraste décrit pourtant ce miracle avec moins d'apparat.
Sainte Victoire de Cordoue et saint Aciscle son frère, martyrs; 17 novembre, sous Dioclétien. Entre autres tourments, on dit qu'ils furent attachés à des roues qui tournaient sur un brasier, et qui devaient à la fois disloquer leurs membres et leur faire endurer le tourment du feu *.
Sainte Euphémie de Chalcédojne, vierge et martyre; 16 septembre, v. 307. Elle est célèbre dans tout l'Orient pour la générosité de sa mort et ses grands miracles.
1. Legtnd, our., cap. clxxii. Dans le missel d'Esztcrgom (Venise, lM2, in-fol.), une prose de la sainte (Sanctissimœ virginis..., fol. 262) donne ces détails :
Entre autres tortures qu'elle subit avant d'être brûlée vive, on raconte qu'elle fut exposée à un système de
c Hanc fuisse flliam Cotti régis unicam Traitant icripU i Annii puerillbus SophUticis arlibus Fuit clan.
Turbam philosophie»™ Vlcit et rhetoricam, Disputando.
llinc regina crodidit,
Deos vanos respuit Venerari.
Fit pomali» machina; Pereunt lot mllila, Dum rotantur, .i.-inm.'i Pagannrum.
Moi truncatur capitc, Adsunt turbœ ca'Iicœ ; Sepelitur débita Monte Sma. »
Cf. Anguiisola, Ephemerid., 1817, p. 41-60, etc. Un vieux bréviaire de Bcauvais résumait cette légende en vers léonins qui forment antiennes et répons :
t Nobilu et pulchra, prudens Katcrina puella
Marlyrium sitiens, libamina Cœsaris liorrcii»
Dtcni'taiis plcna sunt liux, ait, idola, tcmpla. Hue quinquagenos oratorcs superatos Dirigit ad cœlos velut aurutn igné probatos ; Effilions testes Domini quos pertulit hostes. O quam felicos per te, sanctissima, plurest <juos jubet occidi pro Cbristo turbidus liostis. Cum duce l'orphyrio fit martyr Ca-saris uxor.
Uorrondo subdenda roUliuut uiacliina {lie), mente Virgo Deum clamât ; do cœlis angélus adst.it : Bcce repentinam dantplebsque roUoque ruinant, Tamquam Chalda'is quondam fornax HabylonU. Percussa gladio, dat lac pro sanguine collo; Quant m. mus angelica sepelivit in vertire Sina, Mombm virgincis olei (luit unda salubris. ■
Etpaûa sagrada, t. X, p. 288, sgg.