‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 122 sur 1339 · AUMONE. — AURÉOLE · texte numérisé non relu

AUMONE. — AURÉOLE

ce que nous aurons accordé de secours au moindre des siens ; et la sainte lavait les pieds des lépreux avec une tendresse qui la portait quelquefois à baiser leurs plaies.

Sainte Hildegarde impératrice (Cf. Église sur la main), entourée de mendiants ',

Sainte Marguerite, reine d'Ecosse; 10 juin, 1093. Elle servait à genoux, tous les jours, neuf orphelins.

Sainte Elisabeth de Thuringe (ou de Hesse ou de Hongrie); 19 novembre, 1231. On dit qu'elle nourrissait jusqu'à neuf cents pauvres dans un jour; et pour exprimer sans doute qu'elle leur fournissait le boire et le manger, on la peint souvent portant des pains avec un broc de vin ou de bière. Elle est représentée bien des fois en costume de Clarisse, comme étant du tiers ordre de Saint-François. Cf. Couronnes.,

Sainte Elisabeth, reine de Portugal; 8 juillet, 1336. Les Espagnols et les Portugais prétendent que c'est elle qui, surprise par son mari pendant qu'elle portait des vivres aux pauvres, lui ouvrit son tablier qui se trouva plein de roses *. Les artistes ne font pas moins honneur de ce trait à sa grand' tante, sainte Elisabeth de Hongrie. La reine de Portugal porte aussi l'habit de Clarisse, parce qu'elle se retira dans une maison de cet ordre dès qu'elle fut veuve, et voulut assister dai)s ce costume aux funérailles de son mari ; en tout cas, on la peint souvent soignant les pauvres malades.

Sainte Olympe (Olympias) veuve, diaconesse à Constantinople ; 17 décembre, v. /(09. Ayant perdu son époux après dix-neuf mois de mariage, elle refusa de nouvelles noces pour se consacrer à Dieu. Devenue la dépositaire des aumônes de saint Jean Chrysostome, la sainte femme fut persécutée en même temps que lui et mourut en exil *.

AURÉOLE LUMINEUSE ET RAYONS

Que ce soit le souvenir d'un fait historique ou un emblème rappelant quelque caractère du personnage, il est certain que plusieurs saints sont représentés souvent avec une auréole soit isolée, soit entourant quelque mot ou quelque monogramme, soit encadrant leur personne ou avec des rayons qui descendent vers eux, etc. ( Cf. Amande, p. 27, svv.) Plusieurs de ces attributs trouveront place ici.

1° Nom de Jésus.

On sait que dès avant ]e ive siècle, le nom de Jésus-Christ se traçait fréquemment sous la forme qui a été appelée Chrisme, parce qu'on ne se proposait guère d'y rappeler que le mot Christ, qui avait fait nommer les chrétiens. Sans renvoyer le lecteur aux divers ouvrages d'antiquité qui ont traité ce sujet, nous pouvons indiquer la notice rapide qu'a rédigée M. L. Curmer sur le mono-

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