‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 121 sur 1339 · Breviar. roman · texte numérisé non relu

Breviar. roman

2. Cf. Wegeuer, Vit de Charles le Bon, traduite du danois par un Bollandiste (Bruges, in-8°). Le R. P. Van Hecke voudra bien me permettre de dire que cette traduction, est son ouvrage. Les délais

du reste, raconte des traits nombreux d'une charité aussi délicate que généreuse.

Saint Yves (Ivo, Ive) prêtre; 19 ou 22 mai, 1347. Entouré de pauvres qui lui demandent conseil ou secours. Il nourrissait les malheureux, et fonda pour eux un hôpital. Mais il est surtout connu comme avocat des pauvres, parce qu'il se chargeait volontiers de leurs affaires litigieuses. C'est pourquoi aussi on le représente souvent sous le costume de docteur en droit, et tenant un rouleau de parchemin. Cf. Avocals.

Saint Jean de Kenty (Cantius) ; 20 octobre, 1473. Il fut professeur de théologie dans l'université de Cracovie, et quelque temps curé d'Olkusz près de cette ville. On a souvent parlé de la fougue guerrière des Polonais; un caractère qui me semble appartenir très-sensiblement à leur nation est aussi la candeur et cette bonté de cœur qui dispose tout d'abord à la charité envers le prochain. Saint Jean Cantius représente merveilleusement ces dispositions affectueuses dans toute sa vie. Il semblait ne pouvoir conserver pour lui ce qui manquait à un autre et se dépouilla souvent de ses propres vêtements durant les rigoureux hivers de la Pologne, pour habiller les pauvres *.

Laïques et femmes.

Saint Gontran ( Gunthramnus , Gunthichramnus) , roi de Bourgogne ; 28 mars, 593. Embrassant un pauvre ou distribuant l'aumône à des malheureux. Cf. Rat.

Saint Edouard le Confesseur, roi d'Angleterre; 5 janvier ou 13 octobre, 1066. Un pauvre près de lui, ou sur ses épaules. Tout roi qu'il était, il chargea sur son dos un pauvre malade et le guérit en le transportant. (Cf. Anneau, p. 48).

Le bienheureux Charles le Bon, comte de Flandre; 2 mars, J127. Dans une famine, il fit distribuer le blé que des accapareurs avaient ramassé pour s'engraisser des malheurs du peuple. Au dire des légendaires, ce fut une des causes de sa mort, car il mourut assassiné*.

Saint Deusdedit. Cf. Cordonnier.

Saint Homobon, patron des tailleurs; 13 novembre, 1197. Des mendiants et des malades autour de lui. Il était tailleur et marchand de drap, mais l'occupation qui lui tenait le plus au cœur était de secourir les pauvres gens. Aussi en était-il communément entouré, soit par les rues, soit à la maison ; et sa femme ne s'en accommodait pas toujours, ce qui était au saint homme une autre source de mérites 3.

Saint Gérard dei Tintori; 6 ou 13 juin, 1207. Distribuant des vivres aux pauvres, servant les malades ou les transportant sur ses épaules dans l'hôpital qu'il avait fait construire à Monza. Durant une famine qui affligea

du typographe et l'absence de millésime sur le titre pourraient embarrasser les bibliographes futurs, et je sais très-bion que le doyen des nouveaux Bollandistes mettait la main à ce travail dès 1843. 3. Labus, Fasti délia Chiesa, 13 novembre.

AUMONE

la ville, en 1102, Dieu aida sa charité par des prodiges, en multipliant miraculeusement les provisions qu'il livrait aux malheureux '.

Le bienheureux Amédée de Savoie; 30 mars, 1/|72. Il est

leneuvième du nom parmi les princessavoyards.Son règne ne fut pas précisément heureux, à cause des dissensions qui le troublèrent; mais le bon duc n'en était pas moins respecté à cause des belles qualités de son cœur, et il laissa comme testament à ses successeurs des recommandations qui n'ont pas toujours été bien suivies (quoique

I. Ubus, Fasli tltlla Chiesa, t. Mil, p. III. î. Id. ibiil., l'i dii emliro.

on ait pu en voir la vérité à plusieurs reprises). C'était: « Soyez justes, aimez les pauvres, et Dieu vous donnera lu paix. » Aussi l'a-t-on peint quelquefois avec un cartouche où sonl inscrites ces paroles : Facile jiulicium etjustitiant. el diligile pauptres; et Dominus dabit pacem [tnibus res- Iris. Il montrait au duc de Milan comme ce qu'il avait de plus cher dans sa cour, les pauvres nourris habituellement par ses soins. On raconte même qu'il brisa le collier de son ordre pour le distribuer aux mendiants.

Il ne faut pas oublier à propos d'aumône, les servi leurs de Dieu qui l'ont demandée. On pourrait, en ce cas, mentionner ici les saints qui ont appartenu à des ordres mendiants ; mais souvent ils sont distingués dans l'art par quelque autre caractéristique, à moins qu'on ne veuille ranger sous le titre actuel la besace portée par saint Félix de Cantalice que nous retrouverons ailleurs. Mais il est deux saints qui doivent figurer surtout ici.

Saint Jean Calybite; 15 janvier, /|50. Son surnom lui vient de ce qu'il vécut longtemps caché dans une cabane; près de la maison qu'habitait sa famille à Constantinople. 11 avait quitté sa patrie à l'insu de ses parents, et n'y revint que pour vivre en pauvre ; demandant et faisant l'aumône.

Le bienheureux Joseph Labre; 16 avril , 1783. Il quitta la France où il était né dans le diocèse de Boulogne, et mourut à Rome après y avoir vécu en état de mendiant. Comme le précédent, il demandait l'aumône el la partageait avec de moins pauvres que lui. Aussi l'at-on peint, à bon droit, avec des vêtements déchirés ou rapiécés.

Sainte Galla, veuve romaine; 5 octobre, vie siècle. Fille du patrice Symmaque qui fut décapité par ordre de Théodoric et devenue veuve dès sa jeunesse , elle consacra ses grands biens à secourir les pauvres.

Sainte Édithe vierge, fille du roi Edgar; 16 septembre, 98ft. Outre ses mortifications, elle se signala par son amour pour les pauvres qu'elle soignait surtout dans leurs maladies.

Sainte Adélaïde, impératrice; 16 décembre, 999. Sclargesses en faveur des pauvres furent telles, que sous le règne de son fils Othon 11, les favoris, pour la discréditer, lui reprochèrent de dissiper les trésors impériaux *.

Sainte Mathilde impératrice, veuve de Henri 1er dit l'Oiseleur (Cf. Autel). Ses aumônes abondantes occasionnèrent le séquestre des biens qu'elle avait reçus en douaire, parce qu'on prétendait que la sainte les gaspillait. Mais ils lui furent rendus plus tard 3.

Sainte Hedwige (Havoie) duchesse de Silésie, veuve: 17 octobre, 12&3. Assistant les pauvres dès le temps de sa grandeur, mais surtout quand elle devint veuve. Ce lui était une fête de servir à genoux les mendiants*, par respect pour Notre-Seigneur qui déclare fait à lui-même

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