‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 1224 sur 1339 · TA 11. — TENAILLES · texte numérisé non relu

TA 11. — TENAILLES

T inscrit sur son vêtement, tantôt près de l'épaule, tantôt ailleurs, et presque toujours une sorte de béquille (potence) à la main. Se rejettera qui voudra pour l'explicatiou , sur le bâton abbatial ou même pastoral qui remplace la crosse dans l'Orient'; mais une interprétation plus simple, et tout occidentale, se trouve déjà exposée précédemment de façon suffisante à l'article Béquilles (p. 132).

Rappelons toutefois une des formes les plus familières aux artistes, quoique ailleurs (Cf. p. 378) notre saint abbé ait trop l'air d'un évêque.

Le savant Letronne, qui sur ses vieux jours n'aurait pas été fâché de prendre position dans la science chrétienne', crut pouvoir rattacher ce sujet à ses études égyptologiques. 11 imagina donc , lui qui prétendait ne donner guère à l'imagination, d'affirmer que l'ancienne croix ansce de l'Egypte était le premier chrisme (ou chiffre du nom de Jésus-Christ) adopté par les chrétiens en épigraphie. On aurait eu lieu alors de considérer le T de saint Antoine comme nous transmettant un reste des premiers siècles ecclésiastiques 3, arrivé dans l'Occident par la Méditerranée. 11 n'en est rien, très-probablement; et je ne balance pas à répéter que ce signe est de nos pays, de la civilisation chrétienne latine; du moyen âge français, pour tout dire en un dernier mot.

TAUREAU. Cf; Bœuf.

TEMPÊTE. Cf, Mer, Orage, etc.

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