‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 1232 sur 1339 · Cf. AA. SS. Jun., t. III, p · texte numérisé non relu

Cf. AA. SS. Jun., t. III, p

lO.Unc hymne transcrite à Saint-Gall par M. Mone (flymni medii œvi, t. III, p. 29i) rappelle ce prodige; mais il est bien plus clairement exprimé dans la prose O Turegum {ibid., p. 294, sq.) : ■ Bdicto Maximiani

Instat tandem furor dire:, Profert duri cordis virus; Jubens ut electi Doi Truncentur capitibu*.

Qui truncati, surrexerunt, l'Inis capita tulerunt In argumentum fidei Quadraginta passibus. •

Inhumani et vesani, Occiso Mauritio, Dutn nesciret urhs Turegum Ferre jugum régis regum Prœsido sub Decio ( sic) ; Hi ThebtBi testes Dei, Quas sunt Dei reddunt ei Fidei prœconia.

Puis, page suivante :

■ Ipsamque mortera conteront; Kesecta colla déferont, Quas volunt tumbis incubant; Cives superni jubilant. ■ .

11. Pour celui-ci, Je no vois pas que le P. Albert Lcgrand (peu difficile, d'ailleurs) parlo du miraclo 'de la tête portée après sa mort (Cf. Vie des Saints de la Bretagne, p. 812-814). Mais aussi admet-il

TÈTE COUPÉE

à celui de leur hôte saint Gentien, martyrisé le premier. Le Dr Rigolot en a publié un dessin dans ses Monuments des arts en Picardie, et les gens de l'endroit tiennent la chose pour très-historique1.

La petite scène que je reproduis est empruntée à une traduction française de la Légende dorée, qui fait partie des manuscrits de notre Bibliothèque impériale. On y voit saint Gentien décapité sur le sol de sa maison, et les deux autres martyrs retournant à leur premier logis pour se réunir au brave campagnard qui les avait reçus.

Saint Gemmule ( Gemulus, Gemolo, etc.), tué dans le Milanais; k février, époque incertaine *.

Saint Gêniez (ou Genès) d'Arles; 25 août, premières années du iv* siècle'. Cf. Supra, p. 757, sv.

Saint Germain, évêque dé Besançon*; 11 octobre, v. 407.

Saint Gohard (Cochard, Gunhard, Guihard, Gonhard, Guntard), évêque de Nantes (Cf. Autel, p. 101). Cette fois, Albert Legrand.est d'accord avec les vieilles estampes qui représentent saint Gohard se rendant après sa mort vers la Loire B, pour y monter dans un bateau qui porta son corps vers Angers. Cf. Barque.

Sainte Haude (Hauda, Héaudez, Éodet, Guéodet) vierge armoricaine, tuée par son frère, près de Brest6, à cause des calomnies d'une marâtre; 18 novembre, 545.

Saint Hélier solitaire, patron de Jersey7, tué par des pirates. Cf. Bénédiction, p. 131 ; etc.

Saint Ionius (ou Jonas, Yon) prêtre grec, compagnon de saint Denys de France8; 5 août, époque contestée.

Saint Juste d'Auxerre (Justus ou Justinus), martyrisé à

Louvres (Cf. Enfants saints, p. 350). Dans l'ancien bréviaire de Beauvais (xme siècle), presque toutes les antiennes de Laudes font mention de ce prodige9.

Saint Justinien. Plus d'un martyr porte ce nom. On les a peut-être confondus avec le petit saint Juste (Just ou Justin) dont il vient d'être question.

Sainte Juthwara (Julhuvara), honorée dans la Grande- Bretagne comme vierge et martyre10.

Saint Kénelm enfant de sept ans , fils d'un roi des Merciens11; 17 juillet, 8l9.

Saint Lambert de Saragosse ; 16 avril (ou 19 juin), du temps de Dioclétien, dit-on. Mais la- date n'est pas facile à établir12.

Saint Laureanus (ou Laurianus) évêque de Séville, tué en France; k juillet, vie siècle13.

Saint Léon évêque, tué a Bayonne par des pirates (sarrasins, dit-on); 2 mars, v. 909.

Sainte Libaire (Livière, Libaria), vierge et martyre àToul; 8 octobre, sous Julien l'Apostat.

Saint Livier (Liverius, Livarius) de Metz, tué par les Huns ; 25 novembre, époque flottante.

Sainte Livière. Cf. sainte Libaire, ci-dessus.

Saint Livin (ou Liévin) dont il a été parlé sous le titre Tenailles, etc. "

Saint Louvents. Cf. Lupien, ci-dessous.

Saint Lucain, martyr en Parisis; 30 octobre, ve siècle15.

Saint Lucien de Beauvais, prêtre et martyr, décapité avec deux compagnons16; 8 janvier, v. 290.

Saint Lupien (Lupentiùs, Lupianus, etc., ou Louvents)

une distinction entre saint Guiner évêque, et le prince Fingar venu avec lui en France.

Cf .Colgan, AA. SS. Bibern., 1. 1, p. 389.— AA. SS. Mart., t. III, p.458.

1. Un vieux bréviaire de Beauvais (xive siècle) adopte ce récit, garanti par des vers quelque peu boiteux qu'il est bon de citer :

f Ambigere débet mens nulla in talibus actis, Corporibus functis potuit quia reddere gressum Qui super a-quoreos Petro dédit ire tumores. i Le missel d'Amiens (1520) est plus explicite dans la prose de ces martyrs :

t Quos (Fuse, et Vicl.) donum Dei gratiœ Quam dignte forent hostice Monstravit post martyr mm; Nam cunctis admirantibus, Suis uterque manibus Caput erexit proprium.

Et sui corpus hospitis, -Tain animaSus preditis Superna cœli gloria, Vwitaverunt denuo; Ut exultarent mutuo De sepultura socia. Etc. i Cf. AA. SS. Belgii, t. 1, p. 164.

2. Cf. Giorg. Giulini, Memorie... délia alla... di Milano nei secoli bassi, t. II (1854), p. 331-338 et 370.

3. Comme il était patron de Lodève, le Propre de cette Église (Paris, 1630 î in-8°;, dans l'hymne de matines (Tolis Lodova viribus), parle d'autres miracles du saint; mais non pas de celui-là, pourtant. Du reste, bien des estampes populaires suppléent à ce silence.

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