‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 1239 sur 1339 · Hagiolog. Italie. (Bassnno, 1773), i. I, p · texte numérisé non relu

Hagiolog. Italie. (Bassnno, 1773), i. I, p

TfiTE COUPÉE.

après le fidèle qu'il avait remis sur la droite voie1. Cf. Fosse, etc.

Sainte Vai.ere (Valeria). Baptisée par saint Martial et décapitée à Limoges ; 9 décembre, époque mal déterminée. Cf. Autel, et la gravure ci-jointe.

Saint Vênérand, martyr a Troyes-, lft novembre, sous Aurélien*.

Saint Victor de Cerezo (en espagnol san Vitores) prêtre et solitaire, tué par les Maures ; 26 août3.

Saint Victor et saint Ours de Soleure , regardés comme soldats de la légion Thébaine; 30 septembre, sous Dioclétien. Cf. Armes, p.

76, sv.; Saint Maurice.

Sainte Wénefride, vierge et martyre (Cf. Fontaine, p. 626; etc.).

J'en passe bien d'autres; et depuis que j'avais réuni les éléments de celte liste quelconque, l'un des nouveaux Bollandistes a fait quelque chose de pareil4. 11 atlirme, comme ses prédécesseurs5 et comme Benoît XIV6, que cette représentation semble trop répandue pour être prise à titre tout à fait historique. Saint Chrysostome, qui n'était ni d'un esprit ni d'une société fort mystiques, nous donne la clef de cette expression des artistes quand il dit: « Comme des guerriers qui montrent au prince leurs blessures reçues dans la bataille, en preuve de féal service, les martyrs, se présentant avec leur tête entre les mains, peuvent réclamer du roi des cieux tout ce qu'ils désirent. » Cependant l'Église grecque ne paraît pas avoir multiplié beaucoup ce genre de peintures. Dans le célèbre ménologe de l'empereur Basile 7, on voit la décapitation des trois jeunes Hébreux de Babylone (\nanias, Misael et AzARiAS)vet même de Daniel. On pourrait croire, d'après la miniature, que le peintre leur prête le rôle de nos cèplialopkores; mais le texte dit tout simplement que chacun d'eux prenait avec respect la tête de celui qui venait d'être mis à mort. Il ne semble donc pas que les Byzantins nous puissent faire concurrence à ce sujet.

C'est l'Occident an moyen âge, et la France surtout, qui abondent de ce côté. Que Dieu ait pu accomplir cette merveille, même à plusieurs reprises, cela ne saurait être l'objet d'un doute ; il s'agit seulement de savoir si les peintres ou sculpteurs, en employant cette expression tant de fois , prétendaient qu'on la traduisît toujours comme l'ont fait souvent les écrivains de légendes en prenant l'artiste au mot, comme s'ils avaient eu à transcrire de la prose toute pure.

Il ne faut pas grand effort pour comprendre qu'à une époque d'enthousiasme et de poésie, ces têtes portées dans les mains aient correspondu à ce que nous voyons en mainte autre circonstance sans jamais nous y tromper. Lorsque l'on nous peint saint Paul tenant le glaive qui l'a décapité, saint Laurent avec le gril où furent brûlées ses chairs, saint Etienne avec les pierres sous lesquelles il fut brisé, etc., etc.; nul spectateur n'a droit de se plaindre que l'on tende un piège à sa simplicité. Il reconnaît tout d'abord que cela équivaut à quelque chose comme les paroles suivantes : « Seigneur, voilà ce que j'ai souffert pour vous; n'écouterez-vous pas mon intercession ? » ou bien, en parlant aux fidèles : « Chrétien, tu vois ce que servir Dieu m'a coûté; ne seras-tu pas prêt à de bien moindres sacrifices pour le motif qui m'a faitembrasser pareil sort ? » Conséquemment, qui s'étonnera si d'autres martyrs présentent leurs têtes à Dieu ou au visiteur de leur chapelle avec un langage tout semblable? La bonne foi des gens qui ont ces peintures ou sculptures sous les yeux n'y est guère plus compromise si l'on veut s'entendre. Mais il est arrivé qu'après la destruction de nombreux monastères, vers le ve siècle ou le xi« surtout, bien des actes primitifs s'étant perdus, on les a refaits à neuf en se renseignant sur les peintures dont la portée n'était plus suffisamment saisie. Lorsque cette traduction maladroite eut donné à

1 Brauzio, Martyrolor/., pnetir.

« Rubvanit quoniam mile» Vilain, in .k in Martyrii, moilico; martyr *»t ipso fuit. »

'.'. P. do Natalib., lilir. X, rnp. i.v— Ti'xicr, Kmm sur 1rs Êmnilleur», pi. IV n V, p lî!8, svv.

:i. fc'spnfta saaraila. I. XXVII, p. 734-745, et 823-831. ',. AA. SS. Octobr.,1. VII, p. 810.— Hiid., L VIH,p. 328et330,sq. :.. AA. SS. Aprit., t III, p. 100.— AA. SS. Dtlgii, 1. 1, p. 141. Klc. il. De wt'orum Dti béatification* , libr. IV, P. II, c*p. xxi, n»4. T. Uenolog. grœc.,t. Il, p. 30 (17 decenbr.) M 37.

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