Cf. Espana sagrada, t. XXIII, p. 158, sg
Les relations de son martyre ne disent pas un mot de ce supplice, qui d'ailleurs se retrouve dans la légende de deux ou trois autres saints. L'Allemagne, qui avait placé saint Érasme au nombre des XIV auxiliaires, aurait sûrement mis en saillie un tourment si atroce, au cas où elle l'eût rencontré dans quelque souvenir authentique. Or, quatre ou cinq proses de missels germaniques où j'ai voulu me renseigner, semblent ne se douter de rien a ce sujet. On lui proie bien l'assistance d'un corbeau dans les montagnes du
Liban (comme je l'ai dit ailleurs), et des tortures sans nombre. Mais, ce qui explique peut-être son introduction dans le célèbre groupe des patrons les plus secourables, c'est ce passage de la prose Sanclissimi pontiflcis (ap. Moue, ttymni... medii œvi , t. III, p. 211-2, sq.) :
« Et post mull.i supplicia, Petierit, da mercedeni, Domine. Chvistus Dcus sempiterna Ergo, sancte pator Erasme,
Voxit illum ad gaudia. In adversis nos tuere,
Uhi orat : Me quicumque Dirigens nos prospère. »
TRINITK.