a Si quœris miracula
Mors, error, calamitai, Itomon, lepra, fugiunt; JBgri surgunt sa ni.
Cedunt mare, vincula ; M ombra, resque perdit.u Pétant et accipiunt Jurenes et cani.
n'accompagnent pas ordinairement la figure de ce saint. Mais je l'emprunte à la copie quelconque d'une vieille miniature*, parce qu'elle servira plus tard à mieux faire comprendre un chiffre compliqué qui accompagne ou même caractérise la médaille dite de Saint-Benoit. Cf. Chiffre.
Saint Gilles, abbé; 1 septembre, v. 720. Un ange lui apparaît à l'autel avec un écrit portant : « £gidii merito Caroli peccata dimitto. » Cf. Calice (saint Leu), Confession (saint Éleuthère de Tournai, etc.), SS. auxiliaires (saint Gilles), etc.
Saint Bruno, fondateur des Chartreux; 6 octobre, 1101. « 0 bonitasl » On lui prête surtout ce langage quand il tient un crucifix où il étudie l'amour de Dieu pour les hommes. D'autres fois on lui fait dire : « Ecce elongavi fugiens , et mansi in solitudine, * » pour exprimer la sainte passion de solitude qui était devenue comme son besoin.
Saint François d'Assise, fondateur des Frères Mineurs; 4 octobre, 1226. « Deus meus et omnia! »
Saint Antoine de Padoue (Cf. Ane, p. 32, etc.). « Si quaeris miracula, etc. » C'est une sorte de répons (Responsoritm) célèbre partout où la dévotion à ce thaumaturge est connue, et qui a été traduit en diverses langues, parce qu'il énumère la diversité des faveurs pour lesquelles sa puissance a été souvent éprouvée 3. On sait que ce saint est particulièrement invoqué afin de retrouver les objets perdus; et l'expérience est si bien établie sur ce point, qu'un Polonais m'assurait avoir vu plus d'une fois des Juifs présenter de l'argent aux Franciscains pour demander un Si quxris. Le répons se chante ou se récite devant l'image du saint, et il est tout à fait reçu que cela ne manque pas son effet.
Saint Hyacinthe, dominicain; 16 août, 1257. Agenouillé devant la très-sainte Vierge ; une banderole descend vers lui, où se lisent souvent ces mots : « Gaude, fili Hyacinthe, preces tuae gratœ sunt filio meo; et quidquid ab eo per me petieris, impetrabis. » Cette garantie d'être exaucé fut donnée à notre saint le jour de l'Assomption, dans une vision dont il était favorisé. Ainsi le raconte sa légende '. Ce fut aussi un jour de l'Assomption que cet homme de Dieu rendit l'âme à son créateur.
Plus d'une fois nous verrons que la légende mentionne ces assurances célestes données à divers saints pour ceux qui les imploreraient ; et je pense que le groupe des SS. auxiliaires avait surtout été choisi parmi les thaumaturges qui passaient pour avoir reçu pareille garantie.
Pereunt pericula. Cessât et nécessitas ; Narrent hi qui sentiunt, Dicant Paduani. > La célébrité de ce répons l'a fait imiter pour le culte d'un autre saiut du même ordre, saint François Solano ; peut-être par suite de la rivalité nationale entre les Espagnols et les Portugais, ou même entre les diverses branches des Frères Mineurs.
4. Of/ic. de S. Hyacintho..., CracovifB, 1010, in-10. — AA. SS. August., t. III, p. 315.
BANDEROLE, CARTOUCHE
Saint Thouas d'Aquh» (Cf. Auréole, p. 98, etc.) A genoux devant un crucifix qui lui tient ce langage : « Bene scripsisti de me, Thoma, quam mercedem postulas? » Et le saint répond : « Non aliam nisi te, Domine. » On croit que cet éloge donné au saint docteur par Notre-Seigneur Jésus-Christ lui-même, fut occasionné par son travail sur le sacrement de l'Eucharistie *.
On a quelquefois peint aux pieds de saint Thomas un hérétique renversé, et qui prononce ces mots attribués à Bucer : « Toile Thomam , et dissipabo Ecclesiam. » C'est que le luthéranisme détestait surtout la méthode scolastique, qui ne permet guère le faux-fuyant dans la discussion. Cf. Livre, Personnifications.
Saint Bernardin de Sienne (Cf. Auréole, p. 96, et Mitre). « Manifestavi nomen tuum hominibus. » Il mourut dans la ville d'Aquila le 20 mai 1444, jour où se célébrait la vigile de l'Ascension de Notre-Seigneur; et rendit l'esprit au moment même où l'on chantait ces paroles de Jésus-Christ qui servent d'antienne aux premières vêpres de la fête s : « Mon Père , j'ai fait connaître votre nom aux hommes. » Cette coïncidence fut saisie avidement, comme si Dieu eût voulu manifester ainsi à quel point il avait agréé le zèle du saint pour faire honorer le nom de Jésus.
Saint Casimir, prince de Pologne; 4 mars, 1484. Un écrit à la main portant ces paroles : « Omni die die Maria?, etc. » C'est le commencement d'une prose à la trèssainte Vierge qui parait être l'ouvrage d'un religieux cistercien ; mais on la nomme souvent Hymne de sa,int Casimir, parce qu'il la récitait volontiers. On raconte que lorsque son tombeau fut ouvert longtemps après sa mort, sa main tenait encore la copie de ce cantique. Cf. Lis.
Le bienheureux Godefroi de Cappenberg, prémontré; 13 janvier, 1127. « Bene veniunt nuntii Domini... » Même avant d'abandonner son château et d'embrasser la vie religieuse , il avait supporté des contrariétés sans nombre 3. Sa consolation en pareil cas était d'accepter les peines comme des envoyés de Dieu, auxquels il faisait bon accueil en considération du souverain Maître.
Saint Vincent Ferrier , de l'ordre de Saint-Dominique ; 5 avril, 1419. « Timete Dominum, et date illi honorem, quia venit hora judicii ejus. » Ce passage de l'Apocalypse * lui a été attribué assez convenablement, parce qu'il prêchait avec une grande véhémence sur le jugement dernier. Cf. Ailes, p. 26; Trompette, etc.
Le bienheureux Amédée de Savoie (Cf. Aumône, p. 94)- « Facite judicium et justitiam, et diligite pauperes; et Dominus dabit pacem finibus vestris. » Nous avons traduit plus haut (p. 94) cette espèce de testament que le pieux prince voulait laisser à sa maison, où l'on n'en a pas toujours tenu autant de compte qu'il le prétendait.
Saint Ignace de Loyola (Cf. Auréole, p. 97). « Osanctis-
sima Trinitas I » 11 avait conservé une profonde dévotion à l'auguste mystère de la très-sainte Trinité, depuis son séjour à Manrèze où il avait reçu à ce sujet des lumières merveilleuses, dans un ravissement qui se prolongea plusieurs jours.
Dans d'autres représentations, on voit le même saint fixant ses regards en haut, et disant : « Quam sordet tellus, dum cœlum aspicio! » Il aimait à passer une partie des nuits sur la plate-forme de la maison pour considérer la beauté du firmament, et s'élever par ce spectacle à la pensée du paradis. Il en avait conservé une telle habitude d'élever ses yeux et son cœur en haut, que certaines gens ne connaissant pas ou bien oubliant son nom disaient de lui : « Cet homme qui a toujours les regards dirigés vers le ciel. » Cf. Chiffre.
Saint François Xavier , de la Compagnie de Jésus ; 3 décembre, 1552. « Amplius, Domine, amplius. » Dans plusieurs extases, on l'entendit s'écrier : « C'est assez, Seigneur , c'est assez ! » Il voulait alors mettre un terme aux consolations dont le Ciel récompensait sa fidélité; mais lorsqu'il lui était montré ce qu'il aurait à souffrir de travaux et de peines, son cri était : h Plus encore, ô mon Dieu, plus encore ! »
Saint Jean de la Croix, fondateur des Carmes déchaussés; 24 novembre, 1591. Une image de Notre-Seigneur lui fait entendre ces paroles : « Joannes, quid vis pro laboribus (Que veux-tu pour les peines)! » Et l'homme de Dieu répond : « Domine, pati et contemni pro te (Des souffrances et des mépris).» C'est ainsi que ce grand cœur maintenait son nom de Jean-de-la-Croix, qu'il avait pris en se faisant religieux. Souffrir et se voir méprisé était l'objet de son ambition.
Sainte Thaïs, pénitente en Egypte; 8 octobre, v. 360. « Qui plasmasti me, miserere mei. » Arrachée par saint Paphnuce à une vie de désordres, elle se laissa enfermer par lui dans une cellule pour faire pénitence; et comme elle n'avait guère appris à réciter aucune prière, elle demanda au saint quelles paroles elle pourrait employer pour s'adresser à Dieu. Tu n'es pas digne, répondit Paphnuce, de prononcer le nom du Seigneur. Voici la formule que tu emploieras : « Vous qui m'avez créée , prenez-moi en compassion, » Ce fut là durant trois ans la formule de cette pécheresse convertie, pour s'entretenir avec le Ciel. Après quoi le saint, sachant que Dieu l'avait reçue en grâce, la fit entrer dans la communauté des religieuses qui avaient pris soin d'elle pendant sa réclusion. Elle ne vécut que peu de jours dans ce nouvel état, et alla recevoir au ciel la récompense de son humble contrition.
Sainte Pulchérie, impératrice. Cf. Écrileau, tablette, etc.
La bienheureuse Irmgarde , nièce de l'empereur Henri III et fille du comte de Zutphen ; 4 septembre,
f. AA. SS. Mart., t. I, p. 675, sq.