BATON. —BAUME
maux étaient en effet groupés tranquillement autour de ce signal '.
Saint Fbiabd, ermite près de Nantes; 1 août, vie siècle. Son bâton qu'il avait enfoncé en terre, produisit des fleurs et des fruits; mais le saint l'arracha pour éviter la vaine gloire.
Saint Josse (Jodocus, Judocus), prêtre et solitaire en Ponthieu, etc.; 13 décembre, 668. Faisant jaillir une source avec son bâton. Il avait quitté la Bretagne où son frère Judicaël lui offrait le gouvernement du pays; mais s'étant fait ordonner prêtre, il se retira dans la solitude avec son disciple Wulmar. Comme ils étaient tourmentés par la soif, Josse pria Dieu de venir à leur secours ; et tandis que son diséiple s'endormait cédant à l'inanition, le saint enfonça 6on bâton en terre d'où une source jaillit à l'instant même. Cf. Couronne.
Saint Bénigne de pijon, martyr (Cf. Chiens), apôtre de la Bourgogne; 1 novembre, v. 169. On pourrait prendre pour un bâton la barre de fer qui se voit souvent à la hauteur de ses épaules, parce qu'entre autres barbaries, le juge ordonna qu'on lui rompît le cou J. Quelquefois cette barre de fer prend la forme d'une massue.
Saint MIen ou Mein (Mevennus), abbé de Gael en Bretagne; 21 juin, v. 617. En frappant la terre de son bâton il fit sortir une source pour les ouvriers, qui travaillaient à la construction du monastère. L'eau ainsi obtenue devint célèbre pour la guérison d'une espèce de dartre appelée le mal Saint- il èen. On trouvera encore divers faits semblables sous le titre Sources.
Saint Odulf (Qdulphus) chanoine régulier, missionnaire en Frise; 12 juin, ixe siècle. Tenant un bâton auquel pend une petite tablette. Dans sa vieillesse il ne pouvait gagner son église qu'à l'aide d'un bâton; et il portait en même temps attachée à cette canne grossière une tablette qui lui servait à prendre les noms des fidèles qui recevaient les sacrements. Ce semble avoir été comme le brouillon de son registre paroissial pour les baptêmes et les mariages. Un jour qu' il s'était rendu en toute hâte à quelque office de son ministère, le feu prit à sa cellule où il avait oublié son bâton. Le saint homme pria Dieu que le feu n'atteignit pas l'église. L'incendie s'arrêta en effet, mais après avoir consumé le presbytère. Cependant on y retrouva le bâton de l'homme de Pieu; et la cire de la tablette était demeurée si intacte, que pas un des mots n'y avait été effacé. Cela fut regardé comme une grande preuve des mérites d'Odu|f, en sorte qu'après sa mort le bâton et la tablette furent suspendus sur le tombeau de l'homme de Dieu '.