‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 188 sur 1339 · Prose viennoise, ibid., p · texte numérisé non relu

Prose viennoise, ibid., p

• Urbs boita viennent!» et beat» populut,

tracée sur sa robe remonte à une origine presque aussi simple. C'est que la potence au moyen âge était comme le blason des hôpitaux à cause du soin qu'ils devaient avoir des impotents1, et que la plus ancienne institution d'un corps hospitalier s'était faite sous le patronage de saint Antoine.

On croyait posséder le corps de cet illustre anachorète à la Motte- Saint - Didier en Dauphiné , et une endémie ou contagion du xie siècle fit naître près de ses reliques la célèbre Maison de l'aumône qui envoya des colonies au loin * sous le nom du grand abbé d'Egypte (les Antonins). L'objet premier de cette fondation hospitalière fut une maladie qui reçut précisément le nom de feu Saint-Antoine : soit parce que dans la province où elle éclata, la célébrité du corps saint récemment apporté d'Orient excita les pauvres malades à se réclamer du thaumaturge; soit parce que près de sa chapelle, se forma une réunion d'infirmiers charitables qui se dévouèrent au service des malheureux atteints par ce terrible fléau. Le mal nommé herpès esthiomenos* a été qualifié èrysipile gangreneux par des savants modernes qui ne sont pas d'accord avec tous leurs confrères. Car d'autres veulent que ce soit une dartre rongeante, dont les ulcérations sont parfois si profondes qu'elle prend l'aspect du cancer*.

Vir decrepitu» et senex, juvenis et parvulu», Apml quoa non dubiutur ease Dei famulus. M .muni œgris itnperante reddit servo Dominus, Cl quum jubet vis naturai fiât morbi terminus, Et tollatur infernalis herpoa esthiomonus. Nos infirmi, no» jacentes in peccatis hominum, Tuia, pater, indigemus precibus ad Dominum Ut a malo liberemur et'ab sssto. rnmimim. Btc. ■

4. J'ignore si le feuiacré dont fut délivré le diocèse de Vannes au vin' siècle par son évêque saiht Gobkien, était autre cliose que le

Page 1