‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 187 sur 1339 · BÉQUILLES · texte numérisé non relu

BÉQUILLES

sujets qui pourront figurer dans le présent article, les estropiés n'y prendront place que comme recevant des soins ou la guérison et non pas l'aumône. Les simples malades paraîtront ailleurs.

Saint Antoine ie Gband, abbé, ou plutôt patriarche de la vie monastique en Thébaïde; 17 janvier, 356. Une béquille (potence) à la main, et sur son vêtement (vers l'épaule ) , l'empreinte d'une petite potence.

C'est du moins ainsi que j'interprète la représentation la plus fréquente du saint dans les pays occidentaux.

De fort habiles gens ont évoqué à cette occasion le souvenir du chrisme égyptien, sorte de croix ansèe adoptée par les chrétiens d'Alexandrie , lorsque la destruction du temple de Sérapis leur eut fait remarquer que la vie future était exprimée dans la vieille symbolique des Pharaons par un signe où figurait la croix. Mais dans la question .présente, n'est-ce pas recourir à une science bien reculée, lorsque des renseignements beaucoup plus modernes suffisent pour l'explication ? et ne peut-on pas appliquer ici le mot de saint Augustin: Grandspas...

hors de la route! Que

saint Antoine marchât appuyé sur une potence, c'est ce dont le bon sens rendrait suffisamment raison quand on sait qu'il atteignit l'âge de cent cinq ans. La béquille

1. Cf. Manni, Otiervaiioni istoriche supra i sigilli..., t. VII, sig. 5; t. VIII, sig. 6 (p. 50, 67). La béquille marquait non-seulement maladie, mais vieillesse. Aujourd'hui encore, en Belgique, pour un jubilé (cinquantième année) de mariage, de sacerdoce, etc., on donne au jubilaire une béquille de bois doré. Cf. Thcoph. Raynaud, Opp., t. VIII, p. 407, sqq.

2. Cf. L. T. Dassy, l'Abbaye de Saint-Antoine «n Dauphiné (Grenoble, I8W), p. 31-70; 123, etc.

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