‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 223 sur 1339 · AA. S3. Mari., t. III, p. toi · texte numérisé non relu

AA. S3. Mari., t. III, p. toi

2. Premier répons de son office à Matines : «... Cui... Dominus... tantam grattant conferre dignatus est ut in virtute Trinitatis di'illca» mereretur fleri trium mortuorum suscitator magnifiais. »

3. Act. ix, 36-il. — 4. Legendaaw:, cap. ix. 5. Tob. t, 20, sq. ; xtr, 11

G. Mat th. xxv, 34-iO.

CADAVRE

ment comme souvenir national du règne de Baudouin à Constantinople '.

On y peut observer divers détails qui se reproduisent fréquemment ailleurs, comme si un patron commun eût passé sous les yeux des ateliers les plus distants qui en gardaient chacun quelque chose. Tels sont, par exemple,

le geste de l'homme qui se bouche le nez près du sépulcre, comme traduisant une des paroles rapportées par l'évangéliste * ; cette ouverture verticale du monument où Lazare se dresse dans son suaire , ces bandelettes qui entourent le mort» et qu'un témoin saisit comme s'il allait dévider une bobine ; cette expression de la prière

empressée dans les deux sœurs qui étendent les main? recouvertes d'une draperie, à la façon de quelqu'un qui se disposerait à recevoir des largesses, etc.

La main droite de Jésus-Christ fait aussi un geste qui sans être tout à fait celui de la bénédiction grecque, en donne pourtant quelque idée.

Saint Syr, premier évêque de Pavie; 9 décembre, v. 101. Ressuscitant le fils d'une veuve de Vérone lorsqu'il passait dans cette ville, se rendant d'Aquilée à Pavie pour y prêcher la foi 4.

Saint Spiridion, évêque de Trémithunte en Chypre , après avoir été marié; i( décembre, 347. Sa fille Irène étant morte subitement sans pouvoir rendre un dépçt qui lui avait été confié, le propriétaire réclamait inutilement parce qu'on ne trouvait pas ce qu'il redemandait en attestant son droit. Le saint adjura la défunte de dé-

clarer ce qu'il en était, et le cadavre désigna une cachette où se retrouverait son dépôt intact s. Cf. Serpent.

Saint Épiphane. Cf. Aumône, p. 92.

Saint Zénobe (Zanobi), évêque de Florence ; 25 mai, v. 424. Ressuscitant un mort (enfant ou adolescent). L'un était un petit garçon qu'un char venait d'écraser; l'autre , fils d'une dame gauloise qui l'avait confié au saint en se rendant à Rome pour visiter les tombeaux des apôtres, expirait presque au moment où la mère revenait de son pèlerinage •. Cependant l'évêque sortait de sa cathédrale, et la dame fit apporter le corps du jeune homme au-devant de lui. Saint Zénobe s'agenouilla publiquement pour appeler Dieu à son aide, et rendit l'enfant à sa mère. La vieille école de Toscane a représenté plus d'une fois ce miracle public.

Saint Amand, évêque de Maestricht; 6 février, 675.

1 Si Dieu veut bien me prêter vie, je compte publier plus tard toutes les scènes qui revêtent le précieux coffret dont je ne donne ici qu'une seule face.

2. Joann. xi, 39 : « Domine, jam fœtet, quatriduanus est enim. »

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