CALICE, CIBOIRE, ETC
Christ. » Les Bollandistes \ à propos du mort de Paris (Diocrès) qui se serait déclaré perdu pour l'éternité, montrent que la légende du Bréviaire a été abrégée plutôt qu'infirmée '. Ce fut à cette occasion que la protestation du saint contre les sectaires de son temps disparut de l'Office romain; mais le souvenir ne s'en perdit pas à la Chartreuse. Aussi trouve-t-on ces préceptes dans une vieille gravure qui semble résumer les pratiques fondamentales de l'Ordre :
u Disce timere Deum, Christum complectere amore ;
lllius et Mater sit veneranda tibi.
Viviflci panis mysteria cœlica credas,
Deque Redémptoris fonte fluenta bibas. »
Saint Hyacinthe, dominicain (Cf. Cadavre, p. 155 ; etc.). Portant un eiboire et une statue de la très-sainte Vierge. Cf. Image de la Ires-sainte Vierge.
Saint Thomas d'Aquin, de l'ordre de Saint-Dominique {Cf. Auréole, p. 98; etc.). On l'a représenté assez fréquemment tenant un calice ou un ostensoir, parce qu'il passe pour avoir rédigé l'Office du Saint-Sacrement.
Le bienheureux Buonagiunta Manetti, premier général des Servîtes; 31 août, 1257. Une coupe avec un serpent signifie qu'il découvrit la fraude d'un usurier qui, repris par lui, voulut s'en venger en lui faisant porter des provisions empoisonnées. Le saint, après avoir béni ce singulier cadeau, en prit lui-même et le fit donner à sa communauté sans aucune conséquence fâcheuse. Mais il avertit la servante chargée de cette commission perfide, qu'elle trouverait son maître mort en rentrant dans sa maison ; ce qui se trouva vrai 3.
Saint Jean de Sahagun {J. a sancto Facundo), ermite de Saint-Augustin ; 12 juin, U97. Un calice ou une hostie à la main , à cause des faveurs extraordinaires qu'il reçut plus d'une fois un célébrant la messe4. Une coupe surmontée d'un serpent indique aussi qu'il mourut du poison que lui fit donner une femme sans mœurs, pour se venger sur lui de la conversion d'un amant qui l'avait congédiée à la sollicitation du saint5.
n. Saint Louis Bertrand, dominicain (Cf. Artillerie, p. 86, sv.j. Une coupe avec un serpent annonce que, dans ses missions d'Amérique, il fut abreuvé de poison par les païens plus d'une fois, sans en éprouver d'atteinte6.
Saint Jacques de la Marche, franciscain de l'Observance (frère mineur observantin ); 28 novembre 1476. Une coupe à la main, pour rappeler l'obéissance du saint homme à l'ordre du pape. Eugène IV lui avait écrit pour l'envoyer en Bosnie, Bulgarie, etc., où les hérésies manichéennes semblaient avoir leur quartier général ; le saint reçut le bref, dit-on, au moment où il allait porter son