‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 247 sur 1339 · AA. SS. Octobr., t. H, p · texte numérisé non relu

AA. SS. Octobr., t. H, p

« Letifîcent Ewald orum nos festa duorura.

répond pas au récit de Bède, selon lequel saint Éwald le Blanc aurait été tué d'un coup d'épée, tandisqueson frère fut mis en pièces par de longs supplices. Au-dessus des deux frères on représente parfois une lumière céleste, ou parce qu'ils venaient apporter aux Saxons la lumière de l'Évangile, ou à cause de l'éclat qui fit reconnaître leurs corps que les idolâtres avaient jetés dans le Rhin.

Saint Fennen abbé (Cf. Armée, p. 70). On dit que dans un voyage, se trouvant privé des vases et des ornements nécessaires pour dire la messe, il s'en plaignit au Ciel qui lui fit trouver miraculeusement de quoi célébrer le saint sacrifice 3.

Saint PounçAm (Portianus), abbé en Auvergne; 2k novembre, v. 540. Une coupe brisée d'où sort un serpent. Le roi Thierry Ier ravageait l'Auvergne, et le saint abbé désirait intercéder auprès du prince pour le pauvre peuple. 11 se présenta lorsque le roi dormait encore ; et le principal officier offrit à boire au serviteur de Dieu, qui refusait prétextant qu'il n'avait encore ni vu le roi ni célébré l'office. Pressé pourtant, il bénit le vase qu'on lui apportait et celui-ci, se brisant aussitôt, laissa échapper avec le vin un serpent énorme 4. Toute la cour se regarda comme redevable au saint homme d'avoir évité un empoisonnement.

Saint Edouard le Martyr , roi d'Angleterre. Cf. Assassinat, p. 90.

Saint Procope, abbé (Cf. Cerf, saint Gunther; p. 188). On raconte que le duc de Bohême lui demandant à se rafraîchir au milieu d'une chasse, une coupe d'eau que présentait le saint se trouva tout à coup remplie de vin 5. Le monastère de Sazava conservait le vase qui avait servi à ce miracle.

Saint Robert, abbé delà Chaise-Dieu ; 24 avril , v. 1 067 . Un calice à la main, sans doute pour indiquer qu'avant de se mettre au lit où il devait mourir, il voulut lui-même célébrer la messe en se faisant soutenir à l'autel.

Saint Bruno, instituteur des Chartreux (Cf. Banderole, p. 112, etc.). Plusieurs images anciennes, émises surtout par ses religieux, lui mettent en main un calice surmonté de l'hostie. On pourrait croire d'abord que les artistes le confondaient ainsi avec son disciple saint Hugues de Lincoln. Mais ce n'est pas du tout une bévue. Il s'agissait d'exprimer la profession de foi faite par le saint fondateur à ses derniers moments contre l'hérésie de Bérenger, qui préludait alors aux impiétés des sacramentaires. Bruno voulut dire en mourant : « Je crois que le pain et le vain sur l'autel sont, après la consécration, le vrai corps et le vrai sang de Notre-Seigneur Jésus-

Unius moris sunt, dissinrilisque coloris;

Una truncati, pariter sunt gloriûcati. » 2. AA. SS., ibidem, p. 2H5.

.'1. Calendar. benedict., 23 februar.

i. 'Gregor. Turon., Vitœ PP., cap. v. — Calendar. benedict., 24 novembr. C'est toujours un reptile comme indice de poison. 5. Crugcr, Sacri pulveres Bohemiœ, 9 novembr., p. 59.

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