‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 258 sur 1339 · Legenda aur., cap. c · texte numérisé non relu

Legenda aur., cap. c

■2. AA. SS. Maii, t. V, p. 416.

3. AA. SS. Mart., t. II, p. 587-592. Cf. Canccllieri.... Originalité delta Divina Commedia di Dante, p. 9-11. — Legenda aur., cap. l.

4. Une pièce de Caldéron (El purgatorio de san Palrioio) rappelle cette dévotion comme bien connue dans la chrétienté. Cf. Comedias de ('on Pedro Caldéron de la Barca, t. I, Madrid, 1850.

au fameux purgatoire de saint Patrice, sur lequel il a été beaucoup écrit3, et dont je n'ai pas ,i discuter l'histoire. Ce sera bien assez de rappeler sommairement qu'une caverne de l'Ulster occidental avait reçu ce nom. Les pèlerins s'y rendaient pour anticiper leur purgatoire dès ce monde, et saint Patrice étail tenu pour auteur de cette pratique. Afin de compléter les données pittoresques, ajoutons que le purgatoire irlandais s'ouvrait par un puits d'où l'on pénétrait dans les profondeurs expiatrices *.

Saint Catien , premier évêque de Tours (Cf. Autel, p. 100). Assemblant les fidèles dans des souterrains à cause de la persécution.

Les sept dormants, à Éphèse; 27 juillet, 250. On les voit couchés dans une caverne où ils auraient été murés vivants, selon les uns. Selon d'autres récits cette caverne n'aurait été que leur tombeau commun après le martyre ; mais d'après la légende la plus répandue, ils y auraient eux-mêmes cherché un refuge contre la persécution, et s'y seraient endormis jusqu'au temps de Théodose le jeune5. Vettori a imaginé d'adjoindre sept têtes de pavots à la reproduction d'un petit monumentqui les représentait ; mais c'est une fantaisie de l'éditeur, qui ne doit pas tirer à conséquence. Quoi qu'il en soit des diverses façons dont cette histoire a été racontée, et des divers noms que l'on donne à ces saints , la pierre gravée de Vettori semble bien supposer qu'ils avaient été réellement mis à mort sous la persécution de Dèce; puisque quatre d'entre eux sont accompagnés d'une massue, deux d'une hache, et le septième d'une torche. En outre on s'accorde assez à les regarder tous comme jeunes.

Saint Félix de Nole, prêtre, qui passe pour être le frère du martyr (Cf. Araignée, p. 63). On le représente blotti dans une grotte ou entre deux murs, pendant que les soldats sont à sa poursuite.

Saint Mars (Martius) , abbé en Auvergne; 13 avril, v. 527. Occupé à se creuser une grotte pour y vivre en ermite. Entre autres inexactitudes qui ont été mêlées aux récits de sa vie 6, on a prétendu qu'il avait abandonné l'épiscopat et embrassé la vie solitaire. Pour avoir été très-fréquent vers cette époque, cela n'appartient pas au premier venu.

Saint Caluppan, prêtre et ermite en Auvergne ; 3 mars, 576. Sous un rocher ou dans une cabane sauvage où il est entouré d'animaux venimeux et d'apparitions effrayantes. Ce peut être une manière d'exprimer l'horreur du lieu qu'il avait choisi pour retraite, et le courage qu'il mit à persister dans sa résolution. D'ailleurs les fidèles y voyaient, comme dans la vie de plusieurs autres

5. Menolog. grœc, t. I, p. 13". — Vettori, SS. septem dormientium historia. — AA. SS. Jul., t. VI, p. 375-397. — Brautius, Martyrol. poelicum, 27 jul. :

■ Tercentos aonos supra, terrore sopitus Septenos fratres evigilasse ferunt. »

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