V. 2* : « Lingua canum tuorum Augustin., Opp. , IV
0. Cf. Vasari, Vite... (éd. Bottari, t. I, p. 102). — Joann. a sancto Gcminiano, Summa de exemplis, libr. V, cap. lxxxxix. — Hervé de Do), ap. D. Pcz, t. III, part. I, p. 006, etc. — D'Agincourt, Peinture, pi. cxxn.
7. Des généalogistes modernes semblent établir que les Rocha (Roca, Roch) do Montpellier, tenaient un rang considérable dans l'aristocratie languedocienne qui se trouva mêlée aux offices de la cour aragonaisc. Cf. AA. SS. Augusl., t. III, p. 381. — Revue nobiliaire, juillet 1800, p. 318, svv.
8. C'est ce qui l'a fait peindre parfois bénissant. Chez Lopc do Véga (VeribaiUiz, act. H, escena 2), un membre de la confrério de Saint-Roch demandant qu'on réparc la statue du patron, dit :
f Y a los dodo», que son Con que da la bendicion, l'alla mas do la milad. •
CHIEN
pourvut à sa subsistance, de la façon que voici. Non loin de ce bois s'élevait un château habité par un riche
1. Pour de pas disperser les principales circonstances de cette légende, je vais la donner en abrégé presque entière d'après les chants liturgiques qui la rapportaient. Elle est surtout exposée fort au long dans une prose ( In honore Salvatoris) qui se retrouve dans divers missels du xvic siècle (Saium, Utrecht, Autun, Toulouse, etc.)
< Qui de ventre matris nalus, Signo crucis est signalas ; Quod sinistro patuit.
Uti raundo qui cum posset, Et mundanum fucum nosset, Mundus mundum tenuit.
Omni spreta re paterna, Mente tendons in superna, Omnia deseruit;
Ac post mortem sui patris
Et decessum sutc matris, Peregre divertitur ; Et ad domos innrmorum Peste dira perpessorum Festine ingreditur.
Jesum Christum Deum clamât, Signo crucis cunctos sanat Sua providentia.
Àd quem venit vir beatus, Prorsus fuit hic sanatus Divina potentia.
seigneur de Plaisance, qui s'y était retiré pour échapper à la contagion. Un jour qu'il se mettait à table, l'un de ses chiens de chasse saisit un pain qu'il emporta sur-lechamp à toutes jambes1. Ce larcin empressé parut étrange quand il se fut renouvelé plusieurs fois, et l'on fit suivre l'animal pour voir où il portait son butin. On trouva qu'il venait déposer cette nourriture aux pieds du malade isolé dans la forêt, lui faisant mille caresses, comme s'il eût été heureux de lui rendre ce bon office journalier. Le seigneur (que l'on appelle Gothard) voulut voir ce solitaire, et se trouva si bien d'avoir connu saint Roch, qu'il se mita vivre chrétiennement, ce dont il avait grand besoin. 11 abandonna même ses richesses et mourut en odeur de sainteté.
Saint Roch guéri reprit le cours de ses voyages, de ses services charitables et de ses miracles; et vint mourir méconnu dans sa patrie.
L'honneur qu'on lui rendit au concile de Constance1 en l/il/i, pour écarter la peste, peut faire supposer qu'il était connu comme intercesseur contre les contagions. Mais cette solennité dut contribuer beaucoup à répandre son culte au loin. Dans le fait, il a presque effacé depuis lors l'ancienne réputation de saint Sébastien, de saint Adrien et de quelques autres qui étaient jadis invoqués dans les épidémies. C'est pourquoi plusieurs villes languedociennes et aragonaises (y compris la Catalogne et le royaume de Valence) avaient nombre de maisons marquées des lettres V. S. R. ( Vive saint Roch! ou Viva san Roque .'), comme garantie contre la peste.
Saint WErtNEn, enfant martyrisé parles juifs au xiir3 siècle. Cf. Semelle.
Le Bx Pierre CAMsius,|de la Compagnie de Jésus ; 27 avril , 1597. Son nom hollandais (il était de.Nimègue) De Hond, signifie chien*. Aussi les luthériens, fort mécontents de ses œuvres, l'appelaient le chien de Nim'egue;ce qui a donné lieu à quelque artiste de peindre près de lui un chien qui aboie contre l'hérésie.
Ci vitates Italiae, Romtp, Longobardite, Sanat suis precibu».
Hospitali Placent!»
Percusius pestis silice, Abjectus e mœnibua ;
Languens dum in siWa sitit F.inte m Deus sibi mittit Prasostensa nebula.
Parvus canis panes portât A Gothardo, et reportât; Cane viro régula.
Sic vir sanctus confortatur Dam Gothardo consolatur In valle miser iœ; Et per angelum sanatur Qui a Deo mittebatur, Raphaël in nomine.
Postquam in Longobardia, Provincia Angleria, Ponitur in carecre ; Ab angelis fovebatur Et de cœlo Uetabatur, Visus miro lumine. Etc. »
Outre que je cherche dans les proses non pas toujours des pièces littéraires, mais principalement des témoignages de la créance populaire, je sais très-bien que le dernier siècle du moyen âge s'en allait perdant la facture magistrale inaugurée par Adam de Saint- Victor & Paris.
2. Cf. Baron., Not. ad martyrolog. roman., 16 august. — AA. h».( I. cit., p. 382-389.
3. Quelques auteurs semblent affirmer que sa famille s appelait De Canis. C'était également occasion aux calembours des sectaires allemands et hollandais.
CHIEN
Sainte Quiteria, vierge et martyre en Gascogne; 22 mai, époque indéterminée. Elle est honorée près d'Alenquer, en Portugal, comme patronne contre les chiens enragés.
Sainte Margucrito do Cortone.
On leur donne à manger du pain trempé dans l'huile de la lampe qui brûle devant l'image de la sainte *; à cause
de cela elle tient souvent en laisse un chien qui tire la langue, comme symptôme d' hydrophobie.
Sainte Sira, vierge et martyre en Perse; 18 mai, 558. Son corps fut jeté aux chiens après qu'elle eut été étranglée; mais ces animaux respectèrent les membres de la sainte qui furent recueillis avec honneur par les chrétiens '. On représente son cadavre une corde au cou et entouré de chiens qui l'épargnent.
Sainte Dula , vierge et martyre ; 25 mars , époque inconnue. Elle servait, à Nicomédie, un homme de guerre païen et débauché. Celui-ci, furieux de ne pouvoir la faire condescendre à ses désirs, lui fendit ou lui perça la tête. Quelques-uns ont prétendu qu'un chien garda le cadavre de la sainte9, mais je ne puis voir sur quel fondement historique repose cette assertion. Car ce que nous avons de bien avéré sur notre martyre se borne au récit de sa mort, et peut-être le nom même qu'elle reçoit dans les martyrologes n'est-il que l'énoncé de sa condition.
Sainte Marguerite de Cortone pénitente, du tiers ordre de Saint-François; 22 février, 1297. Un chien la guide vers un cadavre.
Cortone, où elle vécut longtemps et termina ses jours, n'était pas sa patrie; et sa jeunesse ne faisait pas présager la sainte fin qui couronna sa vie. Née à Liviano, dans le diocèse de Chiusi, et mal partagée des biens de la fortune, elle perdit sa mère dès son enfance. Son père, en se remariant, lui fournit un malheureux prétexte de croire qu'elle était seule maîtresse de se conduire comme elle l'entendrait. Les pièges de la beauté, de l'âge sans expérience et de l'abandon, lui firent accepter les attentions du monde comme un triomphe enivrant. Afin de suivre un jeune gentilhomme de Montepulciano, elle s'enfuit de la maison paternelle et passa neuf ans dans l'oubli de Dieu. Son amant sortit un jour dans la campagne suivi d'un chien que nourrissait Marguerite. L'animal revint seul, et plusieurs jours se passèrent sans qu'on revît le jeune homme. Bourrelée d'inquiétude, Marguerite prit le chemin par où elle avait vu son amant se diriger la dernière fois. Dans un endroit qu'elle allait dépasser, le chien s'arrêta en poussant des cris plaintifs; et la jeune femme frappée de cet avertissement considéra le sol qui semblait avoir été remué. Des feuilles le recouvraient , et quand elles furent écartées, laissèrent voir le cadavre du séducteur qui avait été assassiné trois jours auparavant, soit par des rivaux ou des ennemis, soit par des voleurs. Son visage décomposé par la mort, et la brusque découverte de ce malheur, bouleversèrent Marguerite qui comprit tout d'un coup ce que sont les pro-