‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 352 sur 1339 · AA. SS. April, t. III, p · texte numérisé non relu

AA. SS. April, t. III, p

5. Hariulf., Chronic. centul., libr. I, cap. xxm (ap. d'Achery Spicileg., t. IV, p. 447).

fi. D'Achery, l. cit., p. 439; AA. SS., ibid., p. 44*.

CLEF

ont valu l'écu fleurdelisé, bous la main de quelques artistes. Cf. Armoiries, p. 82.

Clef de Sdrille (aaint Ferdinand).

1. Oraison : « Dou* qui B. Raymundum pœnitentiœ sacramenti insignera ministrum elegisti..., concède ut ejus intercessione dignos peenitentis» fructus facerc... valcamu». >■ Dante, Purgatorio, ix, 117-129 :

• Da Pier le tengo ( le Chiavi); e riiuemi cli' io erri Ami ad aprir, che a tenerla «errata, Pur che la gente ai piedi mici »' atterri.

Saint Raihond de Pegnafort (Penafort), dominicain; 23jariVier, 1275. Uneclefàlamain. Nous lui verrons bien d'autres attributs, et quelquefois on l'associe à saint Pierre Nolasque, instituteur des religieux de la Merci, parce que ses conseils eurent beaucoup de part à la fondation de cet Ordre. En outre, il fit établir l'inquisition par Jayme Ier, dans le royaume d'Aragon-, et il peut être curieux pour les gens d'aujourd'hui, de faire remarquer cette charité d'un saint du xme siècle : il donne des règles pour former un ordre consacré au rachat des captifs chez les Maures , et des «onseils pour faire employer le pouvoir laïque contre les ennemis de la foi. Mais la signification de la clef que souvent on lui met en main se rapporte à la charge -de Pénitencier, que lui confia Grégoire IX, à cause de sa sainteté reconnue et de sa science en Droit Canon. C'est l'explication donnée par l'oraison même de la fête du saint , et par le sens communément accepté au moyen âge l,

S. Adrien, martyr (Cf. Enclume).

Saint Ferdinand III , roi de Castille et de Léon ; 30 mai, 1252. On lui donne parfois une clef à la main, comme pour rappeler qu'il prépara l'expulsion définitive des Maures, en prenant possession de Cordoue (1236) d'abord, puis surtout de Séville (1248). Pour cette dernière cité, on raconte que le Ciel lui avait fait connaître d'avance le succès du siège. Quelque lecteur peut-être sera tenté de croire que l'on a fait entrer dans la légende de saint Ferdinand, le souvenir de l'aide prêtée à son homonyme par saint Jacques, pour la prise de Coïmbre sur les musulmans *, deux siècles plus tôt. Mais il aurait tort de donner accès à ce soupçon. Le docte et judicieux P. Burriel a solidement établi le côté miraculeux d'un succès que ne pouvaient assurément faire prévoir les faibles ressources dont saint Ferdinand disposait*. Cette clef entre les mains du conquérant de Séville a donc toujours un sens historique, et l'on conserve encore dans la cathédrale deux clefs qui passent pour avoir été remises au saint roi lorsqu'il prit possession de sa conquête. En voici une copiée en Andalousie par le P. A. Martin. Le panneton y laisse voir clairement ces mots : Dios abrirà, Reyentrarà; et l'on dit qu'elle fut présentée au vainqueur par les juifs de Séville ou par les mahométans eux-mêmes4 Selon d'autres, ce ne serait

2. Nous venons d'en dire un mot (p. 224, sv.) à propos de saint Jacques le Majeur. On peut voir ce fait gravé dans l'œuvre de V'illamena, ou mentionné par Zuniga (Ortiz) dans ses Annaleecclesiasticos de la ciudad de Sevilla, A. 1240, etc.

3. Voir la relation du siège et de la prise de Séville dans les Mémorial para la vida del santo rey san Fernando fil, in fol. Madrid, 1800. Le nom de l'éditeur (M. M. Rodrigue») figure seul sur le titre, conformément aux vues de Charles III ; mai» dans l'introduction placée en tète du volume, on reconnaît loyalement que l'œuvre est tout entière de la main du célèbre Jésuite.

4. Amador de los rios, Lee Juifi d'Espagne, p. 47, sv. — Cavanilles.flwt. deEepafia, t. III, p. 09,»g., et surtout Burriel, (.cil., p. 201. Cf. AA. 88. Mail, t VII, p. 356, sq., etc.

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