CLOU. — COEUR
Saint Louis, roi de France ; 25 août, 1270. A la sainte couronne d'épines qu'il se fit céder par l'empereur latin de Constantinople, plusieurs ont jugé tout simple d'ajouter les clous de la croix (trois selon les idées modernes). Ce complément ne repose sur rien d'historique; aussi en parlé- je uniquement pour l'expliquer d'une façon quelconque, non pour le justifier. Cf. Couronna d'épines.
Sainte Engratia (Encralis) vierge et martyre, àSaragosse; 16 avril, sous Dioctétien. Clouée par le front à un poteau.
Ses Actes prêtent à plus d'une difficulté; mais sans entrer dans les détails critiques qui ne sont point de mon sujet, je constate une représentation fort usitée en Espagne.
Sainte Zénaïde, convertie par saint Paul ; on la dit même sa parente ; 1 1 octobre , Ier siècle. Le pied traversé par un éclat de bois Ou un clou qui fut cause de sa mort. Elle s'était retirée dans une caverne où elle ne vivait qne d'herbages ; et en allant chercher sa nourriture, elle se blessa comme on vient de le dire. Ce fut, dit-on, une vengeance du diable, irrité des conversions que causaient son exemple et ses conseils1.
Sainte Fauste, vierge et martyre à Cyzique; 20 septembre, v. 308. Tenant plusieurs clous. Entre autres supplices qu'elle endura, on lui enfonça des clous dans les talons.au front, à la poitrine, etc. Cf. Scie (saint Évilase). • Sainte Théodule d'Anazarbe. Cf. Arbre, p. 68. Sainte Hélène, mère du grand Constantin; 18 août, 328. Pour elle, beaucoup mieux que pour saint Louis, on peut joindre les clous à la croix de Notre-Seigneur, dont nous
lui devons la découverte'. Cependant c'est la sainte Croix qui la caractérise d'ordinaire.
Sainte Aure, abbesse à Paris; h octobre, 666. On la voit assise dans une grande chaière dont le sommet est garni de clous (les pointes ressortant vers la sainte). Elle s'y tint tous les jours durant sept années pendant qu'elle
récitait le psautier, pour se punir d'avoir interrompu et remplacé un diacre qui n'observait pas les rubriques. Parfois aussi , en manière de simple mémorial, on lui fait tenir un clou entre le pouce et l'index.
La B"> Béatrice d'Ornacieux, chartreuse; 13 février, v. 1305. Tenant un clou ou l'enfonçant dans sa main gauche avec un marteau, pour partager en quelque chose les douleurs de Jésus crucifié. Je ne m'impose pas, comme je voudrais le faire pour les saints, de mentionner toutes les représentations populaires des bienheureux; quelquesuns cependant, comme Français, ou pour toute autre raison, pourront sans doute trouver leur place sans qu'on me cherche querelle au sujet des autres.
COCHON. Cf. Pourceau.