‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 375 sur 1339 · COLLINE, OU MONTAGNE · texte numérisé non relu

COLLINE, OU MONTAGNE

Les premiers siècles chrétiens ont fréquemment représenté Notre-Seigneur et la nouvelle loi sous la forme d'un agneau qui domine une petite élévation , d'où s'écoulent quatre sources destinées à se répandre sur le monde, et qui figurent les quatre Évangiles. Cf. Agneau, p. 21; Ancre, p. 30.

Nous aurons à revenir sur ce symbolisme quand il sera question des Évangèlistes. Saint Jean dans son Apocalypse rappelle encore quelque chose de semblable quand il peint l'Agneau éclairant de sa gloire toute la cité céleste, et l'abreuvant de l'eau vive qui coule à ses pieds*. C'est ce qu'a voulu rendre le beau tableau des Van Eyck

1. Si peu que Je puisse réclamer de part à l'œuvre de M. Hippolyte Flandrin depuis ses peintures dans l'église de Saint-Vincent-de- Paul, cela m'autorisait bien un peu à lui faire au moins un emprunt pour ce livre dont il désirait la publication. La sainte Pélagie que voilà est tirée de la frise à gauche; et j'aurais aimé que le graveur y mit plus de scrupules, ou d'intelligence, pour rendre toute la distinction de l'original.

conservé en partie à Gand dans la cathédrale, et que l'on appelle souvent le Tableau de l'Agneau. Mpïse paraît souvent dans les vitraux du moyen âge,

à l'instant où il quitte pour la première fois le Sinal, rapportant au peuple le message divin. S'apercevant alors que les Israélites sont tout entiers à leurs fêtes idolàtriques , il brise dans une sainte colère les tables de la loi que Dieu lui avait remises; et les SS.

Pères ont vu dans ce fait une figure prophétique de la nouvelle alliance qui devait remplacer l'Ancien Testament par l'Évangile \

Je ne parle pas de la Transfiguration sur le Thabor, quoique Moïse, Eue et trois apôtres y assistent.

Cette grande scène appartient plutôt à la vie de Notre - Seigneur ; sujet qui mériterait bien tout un livre, mais qu'il faut précisément ne pas écourter sous prétexte de le mêler en accessoire à la vie des saints.

Saint David, évêque dans le pays de Galles ; 1er mars, vers 544.

Prêchant sur une hauteur. La légende galloise raconte qu'appelé pour mettre fin aux ravages du pélagianisme, on n'avait pas consenti à lui laisser prendre une place élevée, quoiqu'il fût archevêque. Mais, dit-on, pendant qu'il parlait, le sol qui portait ses pieds se souleva peu à peu, et sa voix prit un accent qui faisait entendre ses paroles au loin*.

2. Apoc. xw, xxii : « Etvidi cœlum novumet terram novam... Et platea civitatis aurum mundum..., et lucerna ejus est Agnus. Etc.»

3. Vitraux dt Bourges, pi. vi, et n" 123 (p. 2t4, sv.). Cf. Ibidem, Êtudt IV, flg. E, F; et n° 40 (p. 70).

; AA. SS. Mart., 1. 1, p. 45.

Une historiette transcrite par la Ugtnd» doré» (cap. xvii), mais avec toutes réserves, attribue quelque chose de semblable à saint

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