P. de Natalib., libr. III, cap. xxiv
4. Eusèbe {Hist. eccl., IV, p. 15) nous l'a conservée presque tout entière.
5. Mémoires de l'Académie royale..., 1794, 1795 (Berlin, 1799); Classe de Belles-Lettres, p. 117.
6. Chronique, éd. Reiffenberg, v. 426-449 (t. I, p. 18, sv.):
En dementiers que S. Remis L'avoit en une cuve mis, Et il de Dieu le bénissoit Et en lissant le batissoit, Si ne l'avoit de quoi enoindre ; Pour 1 aiguë de quoi à en joindre ; Es vous l'angle nostre Signour, Pour lui à faire plus d'ounour, En guise d'an blanc coulombiel Resplendissant et cler et biel ; Une ampoulaite el biec tenoii, Ki plainne de saint oile estoit.
Et quant S. Remis l'a véue, Si l'a dignement recéue,
Et tout estant l'en a enoint Si que il n'en i remest point.
Ensi fu enoint Cloévis Del saint oile, ki fu ravis Del ciel en tierre, al plaisir Dieu.
Encore en vient assés el lieu Quand besoins est à roi sacrer.
Bien doit-on le vaissiel garder U cil saint oiles nest et vient; Si fait-on, car il le convient. »
Ou voit qu'il s'agit là du baptême, et non pas du sacre de Clovis comme on l'inventa plus tard. C'est aussi, à peu près, le langage du Bréviaire de Saint-Servais à MaestricHt (Cologne, 1503; in-16) dans une antienne de laudes (à Benedictus) pour la fête de saint Rémi : « Gentem Francorum inclytam, similiter cum rege nobili, beatus Remigius sumpto cœlitus chrismate sancto sanctificavit. »
7. Cf. AA. SS. Maii, t. V, p. 322.: « Emiserat (Dominus) et illustrissimis regibus Francise columbam quse oleum in ampulla, rostro desuper delatum, deferret; quo inunctus est christianissimus Clodovaeus et reliqui omnes post eum. Etc. »