CORDE O.U LIEN
avec un linge tordu, ou de toute autre façon, qu'ils furent étranglés.
La ceinture de tous les Franciscains est une corde, d'où leur est venu primitivement le nom de Cordeliers, qui ne désigne plus que les conventuels ou les observantins (en France). Nous n'aurons donc pas à rappeler cette particularité de costume pour les divers saints qu'a produits l'ordre de Saint-François.
On peut voir aussi, au mot Cou (p. 26/»), ce que nous y rapporterons de certaines décapitations représentées par les Grecs.
Saint Paul, patriarche d'Antioche; 6 novembre, sous Constance. Étranglé avec son pallium dans une chapelle, pendant qu'il célébrait l'oflice. Il était exilé à Cucuse en Arménie, comme défenseur de la foi de Nicée1.
Saint Didieb, évêque de Vienne (Cf. Bâton, p. 127). Étranglé sur la route, puis achevé à coup de pierres et de bâton par ordre de Brunehaut.
Saint Colman (Colomanus, etc.), l'un des patrons de l'Autriche (Cf. Arbre, p. 68). 11 fut pendu sur le soupçon d'être un espion étranger; mais on le représente parfois en costume de pèlerin et tenant tout simplement une corde qui indique son genre de mort *. On le donne pour fils d'un roi d'Ecosse, et l'on veut même qu'il eût quitté Tépiscopat pour aller prêcher la foi vers la Hongrie ou pour visiter la Terre-Sainte. 11 faut bien se garder de le confondre avec son homonyme qui était diacre de saint Kilian.
Saint Wulfran, saint Éloi, saint Amand, saint Pierre Armengol, etc. Cf. Pendu.
Saint Charles Borromée, cardinal archevêque de Milan (Cf. Artillerie, etc., p. 87). La corde au cou, pour rappeler les processions expiatoires qu'il présida durant la peste de 1576. Le saint, portant en ses mains un crucifix sur laquel il fixait ses regards, marchait le cou entouré d'une grosse corde et les pieds nus ' ; aussi , ayant heurté violemment un morceau de fer, il eut un ongle presque arraché sans qu'on le vît donner signe de douleur; mais on s'en aperçut à la trace du sang qui marquait -ses pas. C'est que l'homme de Dieu demandait au Ciel de détour-