‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 411 sur 1339 · Missal. prag., 1478 (prose : Pleno canlu cordis, oris · texte numérisé non relu

Missal. prag., 1478 (prose : Pleno canlu cordis, oris

« Tauta matre jugula ta

dus, et martyrisée après eux à Rome; 29 juillet, sous Dioclétien. Elle avait recueilli les corps de ses deux frères jetés dans le Tibre, et leur survécut plusieurs mois. Mais livrée aux païens, elle fut étranglée dans la prison.

Sainte Ludmille veuve et martyre , patronne de la Bohême; 16 septembre, 927. Femme duducBorziwoy, et grand'mère de saint Wenceslas dont elle dirigea l'éducation, elle fut étranglée par deux assassins sur l'ordre de sa bru Drahomire qui soutenait le parti des idolâtres3.

Sainte Godeliève (Godoleva, etc.), vierge et martyre; 6 juillet, 1070. Artésienne et mariée à un seigneur flamand, elle fut prise en grippe tout d'abord par son époux qui la tint longtemps comme prisonnière, réduite au pain et à l'eau ; puis la fit étrangler en tâchant de donner à croire qu'elle s'était noyée. On la représente ayant seulement un linge tordu ou une écharpe autour du cou4.

Comme je l'ai dit pour saint Coloman, tous ces martyrs que nous venons d'énumérer, ne sont pas toujours représentés au moment où ils meurent; mais on nous les montre souvent sans autre indication du supplice que la corde qu'ils tiennent. L'art chrétien évite ainsi bien des fois les détails d'une scène de torture, tout en trouvant le moyen de rappeler ce que les saints ont souffert pour Dieu; et abrégeant la représentation, qui se réduit à un seul personnage suffisamment caractérisé.

CORDONNIER (Outils ou atelier de cette profession) .

Saint Aquila et sainte Prisca (ou Priscilla) sa femme, convertis du judaïsme par l'apôtre saint Paul ; 8 juillet, v. 80. Le Nouveau Testament nous les montre comme fabricants de tentes8, hôtes de saint Paul, et répandant volontiers autour d'eux la connaissance de l'Évangile. Les Grecs semblent en faire des tanneurs, sans doute parce que les tentes étaient souvent en cuir. Quoi qu'il en soit, comme les coutures ressemblent alors beaucoup à celles qu'exécutent les cordonniers, on les représente souvent entourés d'un attirail qui rappelle singulièrement la cordonnerie.

Saint Aignan (Anianus) d'Alexandrie, disciple et successeur de saint Marc; 25 avril, v. 86. On raconte que, réduit à la misère par un naufrage, il avait accepté du travail chez un savetier qui venait de le recueillir. Saint Marc lui ayant donné ses chaussures à raccommoder, Aignan ne surveillait pas assez son travail , préoccupé qu'il était de l'éclat que répandait le visage du saint; et pendant cette distraction, il se perça le pouce, de son alêne, ou se le coupa d'un coup de tranchet6. Guéri sur-

Bt jam terrœ commendnta, Signa facta sunt et rata Ipsius in gloriaiu. »

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