‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 412 sur 1339 · COSTUMES · texte numérisé non relu

COSTUMES

le-champ par la précieuse pratique (le client, comme on dit de nos jours) que Dieu lui envoyait, il se mit à la suite de saint Marc, et le remplaça plus tard sur la chaire patriarcale.

Saint Crépin et sait Crépinien, martyrs à Soissons ; 25 octobre, v. 287. On raconte que, Romains et d'une famille distinguée, ils étaient venus dans les Gaules pour y répandre la foi ; et que sous ombre de la profession de cordonnier qu'ils exerçaient avec une certaine distinction, ils faisaient des prosélytes parmi les principaux du pays. On pourrait penser que leur patronage réclamé par les cordonniers et les tanneurs, a pour unique origine le genre de leur martyre. Étendus sur le chevalet ou suspendus à un instrument quelconque de torture, on détacha de leurs flancs de larges bandes de peau. De même, des poinçons ou des alênes leur furent enfoncés, dit-on , sous les ongles, A la vérité, ces supplices auront bien pu être une dérision barbare de leur profession. Ainsi laissons-les en possession de l'industrie qui leur est attribuée de temps immémorial1.

Saint Deusdedit confesseur, à Rome; 10 août, vie siècle. Saint Grégoire le Grand fait son éloge en quelques mots1, nous apprenant qu'il gagnait sa vie à faire des chaussures; et que tous les samedis il distribuait aux pauvres ce qui n'était pas nécessaire à sa subsistance.

Saint Tiiibaijd (Teobaldo) d'Albe, né près de Mondovi (Cf. Autel, p. 101). L'état de cordonnier n'occupa qu'un certain nombre d'années dans sa vie ; il exerça aussi quelque temps laprofession de portefaix3. Mais les cordonniers de Mondovi célèbrent sa fête comme patronale, et je crois qu'il en est de même dans le Montferrat. Bien entendu qu'on aurait tort de le confondre avec saint Thibaud de Provins, honoré en Lombardie.

Saint Euséus ermite à Serravalle, près de Verceil; 15 février, xive siècle. Il demeurait dans la montagne, gagnant sa vie à fabriquer ou à raccommoder des souliers. Aussi estril honoré comme patron des savetiers dans plusieurs endroits.

Selon son ancien biographe, trois lis poussèrent et fleurirent sur la. cellule du saint homme au moment où il expirait4; merveille qui lit connaître aux passants la sainte mort du pieux solitaire , dont le plus grand souci avait été de vivre à peu près ignoré.

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