COUTEAU OU RASOIR. — CRAPAUD
et lui ont même donné parfois l'habit de leur Ordre1.
Saint Alton, fondateur de l'abbaye d'Altmûnster (Altonis
cella), puis retiré à Weingarten ; 9 février, 760. On le
dit évêque et fils d'un roi d'Ecosse; ce qui fait qu'une couronne se voit souvent à ses pieds. Mais on lui met surtout un couteau à la main ; parce que, tandis qu'il
Abraham.
s'occupait de la construction de son monastère, les arbres marqués par lui pour la coupe cédaient ensuite, dit-on, avec une facilité merveilleuse à la hache de ses disciples *.
Saint Moïse l'Éthiopien, solitaire (Cf. Corde, p. 258). Près de lui un couteau, ou un poignard ; pour rappeler qu'avant sa conversion il avait été un voleur déterminé qui ne reculait pas devant le meurtre9.
Saint Rudolf (Rodolphe, Rudolplius) enfant , martyrisé à Berne par les Juifs (17 avril, 1287) ; on l'épuisa de sang à force de coups de couteau et de canif *.
Le même genre de mort fut infligé à plus d'un autre enfant chrétien, comme au bienheureux Henri de Munich, en 1346, etc. !
Sainte Christine, vierge et martyre ; 2/i juillet, v. 301. Entre autres caractéristiques qui expriment ses diverses tortures, elle porte quelquefois en main un couteau pour faire entendre qu'on lui coupa les seins et la langue.
Sainte Euba, abbesse de Coldingham ; 25 août, v. 870. Elle était fille d'un roi des Noilliumbres. Dans l'invasion des Danois, pour éviter les outrages de ces barbares, elle donna à ses religieuses le conseil et l'exemple d'un grand parti. Toutes, comme elle, se coupèrent le nez et