‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 44 sur 1339 · P. de NaUlibus, libr. IX, cap. xxxv · texte numérisé non relu

P. de NaUlibus, libr. IX, cap. xxxv

5. Joann. Datnaacen., Dt Orlhodoxa ftite, IV; et Oral, de nalivil. Maria.

ange lui montre un joueur d'instruments. Le saint anachorète ayant désiré savoir quelle pouvait bien être sa valeur devant Dieu, le Ciel envoya un ange pour lui faire connaître que sa vertu égalait à peu près celle d'un musicien ambulant qui gagnait sa vie à chanter par les rues6. Le solitaire, médiocrement glorieux de cette comparaison, voulut savoir du ménétrier ce qui avait pu lui mériter la faveur divine. Le bon homme lui répondit qu'il avait été voleur dans son temps; mais que dès lors, et surtout depuis, il avait pratiqué plusieurs actes de charité envers le prochain : comme d'arracher des femmes aux insultes de plusieurs libertins, de répondre pour des débiteurs insolvables, de ne jamais refuser l'aumône à aucun pauvre. Paphnuce, édifié de cette droiture et de cette charité dans un homme pour qui nul ne professait aucune considération, lui fit connaître ce qu'il avait appris de Dieu à son sujet ; et le pauvre musicien, touché de cette révélation, suivit le saint dans son monastère. Il y mourut saintement, et l'abbé vit son âme portée au ciel par les anges.

Outre ce que nous avons dit précédemment de saint Séverin, évêque (p. 36), les légendaires grecs racontent aussi une leçon pareille donnée à saint Théodule (3 décembre, v. 755), qui avait quittéla courdeConstantinople pour vivre sur une colonne à la manière de saint Siméon Stylite. Quand il fut curieux de savoir qui pèserait à peu près autant que lui dans les balances de Dieu, il lui fut montré un comédien dont toutes les épargnes passaient en aumônes ; et qui ne montait pas sur les planches sans se rappeler ce grand spectacle final que le jugement dernier doit donner à tous les hommes, en intervertissant pour l'éternité, bien des rôles éclatants joués ici-bas durant quelques années fugitives.

Saint Valérien, martyr; 14 avril, v. 230. Il avait épousé sainte Cécile, étant encore païen; et celle-ci qui avait consacré à Dieu sa virginité, lui annonça dès le soir de ses noces qu'elle avait pour gardien un ange qui ne souffrirait pas qu'on la touchât7. Le jeune idolâtre, ne sachant que penser de cet avis, déclara qu'il voulait voir l'ange ; et la sainte lui apprit qu'il n'y réussirait pas s'il ne recevait d'abord le baptême. Lorsque celui-ci fut devenu chrétien, il vit en rentrant chez sa femme, un ange qui se tenait près d'elle". Cf. Groupes (quatre à quatre), Familles saintes.

Saint Félix de Nole, prêtre et martyr ; 14 janvier, v. 260. Un ange le délivre de sa prison. Cf. Araignée, Èvique.

Saint Concorde (Concordius), prêtre, martyr à Spolette; 1 janvier, 175. Visité, nourri même par un ange dans

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