Act. ii, 36; iv, 10. — I Cor. i, 23; h, 2. — Etc
4. Pour ne parler que des circonstances où j'ai pu le faire remar-
Saint Jean-Baptiste (Cf. Agneau). La croix longue qu'on lui met souvent en main n'estpas une fantaisie des artistes de la Renaissance : les Grecs la lui avaient donnée fréquemment , et si je ne me trompe, c'est une manière d'exprimer que ce saint est le premier qui ait dit et montré ce qu'il faut se donner de peine pour emporter d'assaut le royaume des cieux '.
Saint Pierre apôtre ( Cf. Groupes „deux à deux), saint Jude (Thaddée), saint Mathias 6 et saint André tiennent souvent une croix en souvenir du genre de mort qu'ils ont subie pour Notre-Seigneur ; et comme ce n'est qu'un mémorial, une sorte d'emblème, elle se réduit bien des fois en croix à longue hampe. Cela se voit même pour saint André ; quoique l'on ait introduit, postérieurement au xme siècle, l'usage de lui attribuer une croix en sautoir.
Saint Cyriaque (ou Quiriace), évêque et martyr (Cf. Chaudilre, p. 207 ; Saints Auxiliaires, etc.). On lui met souvent à la main une croix, ou même trois, parce qu'il est considéré comme ayant facilité la découverte de la sainte Croix par l'impératrice sainte Hélène 7. Aussi, les monnaies d'Ancône avaient d'un côté le saint et de l'autre la croix.
Saint Omer, évêque de Morinie (Cf. Buisson, p. 151; etc.). Dans les sceaux de la ville qui porte son nom, il tient souvent un écusson chargé de la croix à deux branches qui est le blason de la cité. Comme on le voit, cet attribut indique le patronage du saint, et non une circonstance de sa vie.
Saint Bernward, évêque d'Hildesheim ; 26 octobre, 1020. On le représente tenant à la main une croix de métal fabriquée par lui.
11 était habile orfèvre, comme plusieurs moines et évêques du moyen âge ; et sa cathédrale garde encore plusieurs de ses œuvres8. La crosse que je reproduis (p. 282) a été copiée en Hanovre par le P. Arthur Martin ; et le saint y tient une petite croix qui retrace assez bien celle que l'on conserve dans le trésor de l'église, comme exéci.t.'e par le saint évêque. De vieilles estampes hanovriennes le peignent de même, sauf les rayons qui l'entourent ici ; et les orfèvres d'Hildesheim l'avaient pris jadis pour patron.
Saint Ubalde, évêque de Gubbio ; 16 mai, 1160. Une croix à la main (ou une bannière marquée de la croix, si
quer, citons seulement les Vitraux de Bourges, pi. I; et Étude I, fig. A, D; Étude XII, fig. F; n« 3, 20, 21, 0, 20, 27 (p. 3, 29-31, 6, 38-42).
5. Matth. xi, \ï : ■ A diebus Joannis Baptistœ..., regnum cœlorum vim patitur, et violenti rapiunt illud. » Cf. Menolog. gra>c, t. II, p. 87 ; etc., etc.
6. Cf. Alemanni-, de Kalendario pugillari; ap. Mai, Nova PP. bibliothec, t. VI, P. h, p. xxxvii. — Frati, Calendario runico ... di Bologna, p. 37.