Brautii Martyrol. poeticum
« Conjuge defuncta, Trani peregrinus ad oras Cura cruce Nicetas terga gravatus adest. » Cf. AA. SS. Junii, t. I, p. 235-246. — Hagiolog. italic, t. I,
Une vieille peinture, à Trani, lui donne la croix à double croisillon, ce qui peut tenir à l'origine grecque du saint homme. Ni son veuvage, dont parlent Brauzio et autres, ni même son mariage, ne semblent compatibles avec ses Actes donnés par les Bollandistes
CROIX EN MAIN
son entrée en religion, les souffrances de Notre-Soigncur avaient été une espèce de bouquet qu'il portait sur son sein pour en respirer sans cesse les parfums et relever à chaque instant son courage '.
Le bienheureux Louis Morbioli, de Bologne (Cf. Bannière, p. 117). Au lieu de l'étendard qu'il porte souvent sur les estampes bolonaises, on lui met parfois à la main un simple crucifix pour indiquer qu'il allait prêchant la croisade contre les Turcs.
Saint Diègue (Didacus), frère lai de l'observance franciscaine ; 13 novembre, 1 663. Une croix en main, soit parce qu'il avait prêché l'Évangile dans les îles Canaries; soit parce que sa vie de dévouement fut terminée par ces paroles qu'il prononçait en rendant son âme à Dieu, les yeux fixés sur la croix : « Bois précieux, heureux clous, qui avez eu l'honneur déporter le Roi des rois2 !» C'est du reste, un souvenir de la liturgie catholique, dont s'inspirent volontiers les saints, parce que c'est l'aliment quotidien de la piété, surtout dans les ordres religieux.
Saint Pierre d'Alcantara, de l'ordre des Frères Mineurs (la plus stricte observance) ; 19 octobre, 1562. La croix indique que les rigueurs de la règle franciscaine ne suffirent point aux désirs qu'il éprouvait de crucifier sa chair. Aussi, à l'heure de sa mort apparut-il à sainte Thérèse, disant : « Heureuse pénitence, qui m'a valu tant de gloire 3 ! »
Saint ThéOTONius (Thitoin, Theotonio), chanoine régulier ; 18 février, v. 1166. Une croix qu'il tient à la main et qui prend quelquefois la forme d'un sautoir, me semble indiquer, en manière de rébus, qu'il était prieur du monastère de Sainte-Croix à Coïmbre. Cf. Femmes, Possédés.
Saint Jean de la Croix, réformateur des Carmes (Cf. Apparitions de Jésus-Christ, p. 54). Sa croix indique, et le nom qu'il prit avec l'habit religieux, et l'ardeur qu'il nourrit constamment pour supporter les souffrances ou aller même au-devant d'elles, en quoi Dieu le servit selon ses désirs.
Saint Jean-Joseph de la Croix , franciscain de la plus stricte observance ; 5 mars, 173f|. Autre exemple d'un nom généreusement choisi et bien porté pendant une longue vie que ses pénitences mirent plus d'une fois en péril.
Saint Pacifique de San Severino, des Mineurs réformés (Récollets); 25 septembre, 1721. La croix qu'il porte, communément avec un lis, rappelle à la fois et ses prédications et la pratique de la mortification qui lui fit porter jusqu'au tombeau son innocence baptismale.
1. Bernard., in Cant., Berm. xi.t : « F.go, ab incuute mca conversions, pro acervo meritorum quip milii déesse scicham , mihi fasri- ■■nlii m collertum ex omnibus anxielatibus et amaritndinihiis Domini mei colligare et inter ubera mca coltorare curavi (Cantic. i, 12)....; mihi hic salutaris fasciculus servatus est, nemo tnllet eum a mo... Hec meditari diii sapienliam... Kx lus mihi interdum pntus salutaris amaritudinis, ex his rursum suavis unctio consolutinnis, etc. »