‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 472 sur 1339 · AA. SS. Mart., t. I, p. 561. etc · texte numérisé non relu

AA. SS. Mart., t. I, p. 561. etc

10. Cf. Brocchi, VitedeiSS... Fiorentini, t. I,p.42l),426, 433 et 433.

11. Le P. Arthur Martin, dans lo tome IV de nos Mélanges d'Archéologie (où chacun signait pour soil, s'est efforcé de compléter par de nombreux dessins une notice de M. l'abbé Barraud sur le bâton pastoral, et à ses gravures il a Joint des considérations nombreuses auxquelles je ne saurais toujours souscrire. M. le comte Auguste de Bnstard s'est chargé d'en relever un certain nombre, et cependant il resterait encore beaucoup à dire. Heureusement ce n'est pas ici le lieu de reprendre tout cela sous oeuvra.

CROSSE

concession purement gracieuse et relativement récente. A la vérité, bien des gravures modernes semblent avoir adopté cette pragmatique; mais les sceaux, plus anciens et plus recevables, ne confirment pas chez nos ancêtres cette distinction qui serait assurément fort commode si elle était suffisamment prouvée. Voici Garnier de Trairies, évêque de Troyes depuis 1193 jusqu'en

1205, époque où l'on pouvait s'y connaître apparemment. Ajoutons encore le sceau de Manassès évêque de Lan-

gres , entre les années 1179 et 1193. C'est aussi une crosse avec la volute en dedans 1.

Or la concession des ornements pontificaux pour la dignité abbatiale s'étant surtout multipliée vers ce temps-là, avant de passer en droit commun, ainsi que l'exemption monastique de la juridiction épiscopale, il semble que ce devrait être le moment où les évêques auront veillé le plus à éviter la confusion entre eux et les abbés. Dans le fait, on ne voit pourtant pas que la

1. Cf. Recueil... de la Société de sphragistique, t. II, p, 152.

2. Il a déjà paru ainsi sous le titre Béquilles (p. 131 ), et l'on peut en voir d'autres exemples dans les Plombs historiés 'IIe série, 1863; p. 117, 119, 120, 124) de M. A. Forgeais, auquel je dois beaucoup de

direction de la crosse leur ait paru un moyen d'être compris à ce sujet.

En veut-on un exemple plus récent ? Voici Gui (l ou II) de Langres, entre les années 1250 et 1291.

Les défenseurs de l'opinion moderne se trouveraient donc réduits à supposer que ni ces prélats, ni leurs ayants cause, ne daignèrentsurveillerl'exécution du sceau officiel! Qui le croira?

Mais, pour ne pas avoir l'air de courir à des solutions hâtées, consultons un autre ordre de faits. Voici un abbé (saint Maur) représenté plusieurs fois sur des enseignes de pèlerinages avec la crosse en dehors *.

La même classe de monuments nous donnera aussi saint Faron 3 évêque de Meaux,-avec la crosse en dedans; et saint Éloi 4 évêque de Noyon, sans tenir

compte davantage de l'exigence supposée pour la direction de la volute.

11 est vrai que d'autres enseignes représentent les mêmes saints avec la crosse posée différemment: en dedans pour les abbés, et en dehors pour les évêques ; ce qui montre que les artistes quelconques qui exécutaient ces plombs, n'avaient pas l'idée d'une règle de droit

ceux que j'ai reproduits ici et plusieurs qui vont suivre. Je suis bien aise de le redire, quoique je ne l'aie guère dissimulé.

3. Cf. Plombs historiés, Enseignes de pèlerinages, p. 135 et 145.

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