‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 491 sur 1339 · AA. SS. M., t. Vt, p. 550; /un., t. V, p · texte numérisé non relu

AA. SS. M., t. Vt, p. 550; /un., t. V, p

3. Saint Athanase, saint Jérôme, Cassien, etc. Sa prose (Pia voce prœdicemut), dans le Missel d'Amiens (1529), analyse ainsi la vie du saint homme :

• Hic contempait mundi florem, Kl confugit ad deaertum Opee «jus et honorera, Ut non currat in incertutn

Parene Bvangelio; in hoc rit» itadio.

Saint Antoine le Grand ermite, puis abbé (Cf. Béquilles, p. 132; etc.). Les assauts que lui livra l'enfer pour le détourner de sa voie ont. donné lieu à maintes bizarreries sous le pinceau ou le burin d'artistes modernes, qui en ont fait un thème de gaietés baroques, souvent plus pittoresques que pieuses. Mais ces luttes quelconques sont attestées par les anciens biographes du saint, qui étaient des saints eux-mêmes'. Aussi, n'est-ce devenu

Mir.i fuit ejui vila, Clarus fulsit eremita ; Sod moi hostia rabdoli Bella perfort, impe concutilur Oravi pugna, verum non vincitur Inaultu diaboli.

Ictu crebro flagellatur, Et a m» il laceratur lmmane dnmonibut.

Lux de cœlo micuit, Et clara personuit Dei toi de nubibus :

Quia fortij in agone DecerUati, regione Omni nominaberii. Te clamabit totua orbia, Pro pellendis item morbis lgnia invocabens.

DEMON

matière à plaisanterie que sous la plume ou le crayon d'esprits légers ou fantasques.

Saint Mabtjnien, solitaire (Cf. Dauphin, p. 306}. Le diable près de lui, à cause de la tentation qui faillit le précipiter dans le vice.

Saint Théodore Tmchinas. Cf. Possédés.

Saint Théophile, pénitent (Cf. Apparitions de la sainte Vierge, p. 59; etc.). Le diable forcé de rendre un écrit que réclame la Mère de Dieu. C'est le pacte qui avait été signé pour obtenir l'aide de Satan.

La cathédrale de Paris a tout un petit tympan (o la porte rouge) consacré au développement de cette légende, et que nous reproduisions (p. 308) d'après la Revue archéologique '.

On voit à la ligne inférieure, le désespéré qui s'abouche avec un magicien, puis avec le démon. Près de là il se prosterne devant une image de Marie, et obtient que le diable soit forcé à se dessaisir du billet signé pour obtenir son aide. Au sommet, je crois voir l'aveu public que le pénitent fait de son crime, en priant l'évêque de lire devant tout le monde la cédule accusatrice.

Cette légende venue d'Orient, et célèbre par toute l'Église, a été reproduite dans les suppléments à la Légende dorée i. Mais dans ce siècle-ci, l'étude des littératures populaires du moyen âge l'a fait imprimer en diverses langues. Citons au moins les recherches que lui a consacrées M. Jubinal 3. Le fait, tel qu'il nous a été transmis par les Grecs, est ceci : Théophile, économe de l'église d'Adana en Cilicie, avait été cassé injustement de ses fonctions '. Dans son désespoir il recourut à un sorcier, qui lui garantit sa réintégration s'il consentait à souscrire un pacte avec le diable. L'acte fut consommé, et la réussite eut lieu. Mais le repentir ne tarda pas à empoisonner un bonheur acheté si cher. Théophile alla donc se prosterner aux pieds d'un autel dédié à Notre-Dame, demandant que son marché avec le démon pût être résilié. 11 obtint enfin que la cédule lui fût rendue, et fit pénitence publique de son péché 5.

On raconte à peu près la même chose d'un trésorier du chapitre de Coïmbre, qui mourut dominicain à Santarem en 1265 6.

Comme pour saint Antoine 7, on voit fréquemment des saints maltraités ou tentés par le diable. Tels sont, par

Nunc in forma speciosœ Mulieris, preUoaœ Nunc in massce specie, Dœmon struit illi fraudes; Sed qui taola, vafer, audea, Saccombia ia acie.

Mille fraudes, mille doU Sont inanei ; illi aoli Cedit orcua ingemena.

Militem hune veteranum Et robustam ejus manum Horret hostis infremens.

Non lorica corporali Fultus, inimico ta]i Hic athlela restitit ; Aqua potus, terra lectus Illi fuit, his protectus Artois Victor extitit.

Etc. »

exemple, saint Romuald fondateur des Camaldules ( 7 février, 1009), saint Guillaume de Malavalle 8, saint Galgan, sainte Claire de Montefalco, etc.

Saint Sévère de Vienne en Dauphiné, prêtre, dit-on ; 8 août, ve siècle. Il tient de la main gauche un petit diable enchaîné ; non pas seulement parce qu'il renversa plusieurs monuments de l'idolâtrie, mais parce qu'il chassa les démons d'un chemin où ils avaient déjà donné la mort à un homme9. On le dit venu de l'Inde en France pour étendre la foi.

Saint Bernard de Menthon, fondateur de l'hospice du Mont-Saint-Bernard; 15 juin, 1008.

Enchaînant le diable près de la montagne qui a pris depuis lors le nom j

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