DEVISE
Aux mots Banderole, Chiffre , Êcriteau, Prophètes, se trouvera la solution de bien des difficultés pour lesquelles on aurait consulté le titre que nous venons d'inscrire. Cela étant, l'on comprendra sans peine que multiplier outre mesure les sources d'information serait un moyen d'égarer le lecteur au lieu de le servir. Laissons donc subsister ce qui peut suffire , mais ne le dépassons pas.
DIACONAT (Insignes du).
Afin de ne pas entrer dans divers détails qui conduiraient à faire de la liturgie tout au long, sans être beaucoup plus intelligible pour les personnes étrangères aux usages ecclésiastiques, voici (p. 312) un diacre copié sur la belle châsse de Saint-Taurin, à Évreux. On y verra le manipule et la dalmatique des diacres de l'Église latine7; à vrai dire, il y a peu de chose changé dans ce costume, malgré le mauvais goût moderne qui a modifié si disgracieusement la plupart des ornements ecclésiastiques.
On comprend aisément que le diacre porte un livre, puisqu'il est chargé de chanter l'évangile ; mais dans l'Église grecque où la dalmatique n'appartient pas à ses insignes, on le reconnaît souvent à l'encensoir comme son attribut le plus caractéristique.
Pas plus ici qu'ailleurs, il ne s'agit de donner à propos du mot diacre une liste de tous les saints qui ont exercé l'office du diaconat jusqu'à leur mort. Disons seulement que le costume de cet Ordre a été plusieurs fois donné par les artistes à des saints qui ne semblent pas avoir été diacres. C'est ainsi que saint Barnabe se voit çà et là vêtu de la dalmatique, peut-être pour indiquer son infériorité dans le collège apostolique ; puisqu'il ne faisait point partie des douze apôtres choisis immédiatement par Noire- Seigneur, et n'était pas même (comme saint Matthias)
1 . Cf. AA. SS. Septembr.. t. V, p. 263-2IJ6, et 283-286. — Martinov, Ann. ecclesiast. grœc.-slavic, 16 sept.; et 11 jul. — Morcelli, Kalendar. CP., t. I, p. 151, sqq.