‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 507 sur 1339 · Durand, Ralional., lib. VI, cap. eu · texte numérisé non relu

Durand, Ralional., lib. VI, cap. eu

7. Cf. AA. SS. April., t. III, p. 105, 106, 765; it. Jun., V, 482, 483; et Septembr., V, 116, 117; Jun., 1,00; Mari., II, 118. , — Baron., Marangoni, etc., ap. Ang. de Bastard, Crosses (bulletin des comités..., t. IV), p. 877, st.; 680.

8. Le Bréviaire hispano-gothique, qui admet quatre grands archanges (y compris Uriel), parle d'ailleurs de saint Michel comme nos livres liturgiques :

Ultimo die quum H'e (CMrtw)

bole de l'enfer ou de Satan qui dans l'Écriture s'appelle le vieux serpent, le grand dragon5 ou le monstre (Beslia). Dès le siècle où la foi conquit les empereurs, ceux-ci se donnèrent volontiers l'honneur d'avoir triomphé de l'idolâtrie, en faisant représenter le serpent infernal terrassé sous leurs pieds*. Ce qu'ils attribuaient à leur pouvoir souverain, le christianisme a bien eu le droit d'en faire honneur aux hommes de Dieu dont les sueurs et le sang avaient arrosé les germes de la semence évangélique en plusieurs contrées.

Nous pouvons donc bien ne pas faire appel à divers autres textes5, où le démon est comparé aux animaux malfaisants ou qui se plaisent dans les ténèbres et les lieux insalubres.

Ailleurs le dragon, comme monstre terrible et mystérieux, a été pris pour le symbole des fléaux dont l'eiïot est redoutable, sans qu'on puisse souvent en indiquer les vraies causes 6.

On peut donc choisir pour l'explication que devra recevoir cette caractéristique de divers saints. Mais depuis longtemps déjà, des hommes graves et pieux ont compris que cela ne devait pas être interprété comme signe historique dans sa forme matérielle'.

Saint Michel, archange (Cf. Anges, p. 33, sv. ; Balance, p. 103, sv.; etc.)8.

Saint Philippe, apôtre ; 1 mai. Chassant un dragon qui était sorti de dessous l'autel de Mars, dit-on, et avait tué entre autres le fils du prêtre de l'idole9. L'apôtre chassa le monstre, qui ne reparut plus ; et il ressuscita ceux qui avaient reçu la mort.

Saint Mathieu, apôtre et évangéliste (Cf. Argent, p. 08; etc.), mettant en fuite deux dragons que des magiciens avaient évoqués ,0. Cette histoire, comme la précédente, est prise d'une ancienne légende des apôtres qui a perdu presque toute créance depuis longtemps ; mais qui ne laisse pas d'avoir son utilité, ne fût-ce que pour l'interprétation de mainte peinture ancienne".

Resurgendo fulserit.

Non reorum sorte vincti Mancipemur tartaro ; Sed urbano lu is loco Deputeuiur libero {tibtri?}.

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