‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 520 sur 1339 · EAU · texte numérisé non relu

EAU

Béservons pour des articles à part, ce qui regarde les sources et les fontaines, les puits, et la mer quand elle est bien reconnaissable par les tempêtes et les vaisseaux qui la signalent clairement. Du reste, fleuves et cours d'eau de moindre dimension, lacs et bras de mer, etc., trouveront leur place ici. Nous n'aurons donc affaire cette fois qu'à ce qui est napped'eau, courante ou non.

Les quatre fleuves du Paradis terrestre : le l'hison , le Géhon , le Tigre et l'Euphrate , qui se répandaient de là au loin5, ont été fréquemment pris par les écrivains ec-

C'est ce que l'on voit dans bien des monuments du moyen âge , par exemple sur ces quatre petites intailles romanes copiées d'une crosse à Hildesheim par le P. A. Martin4.

Là, comme en bien d'autres cas de la même époque,

clésiastiques comme symbole des quatre évancélistes qui ont épanché sur le monde la doctrine de Jésus-Christ \

un souvenir classique a fait personnifier les fleuves sous la forme d'hommes qui versent le contenu d'urnes assez semblables à une dame-jeanne. Mais la fonction de ces figures est beaucoup plus clairement indiquée par une autre crosse de la basse Saxe où les quatre fleuves sont placés sous les pieds d'Adam et d'Eve dans des entrelacs destinés à rappeler le jardin du Paradis terrestre ".

Pour que ce ne semble pas une sorte de mystagogie inventée par des cerveaux barbares qui se seraient passé leurs loisirs à imaginer des applications étranges de l'Écriture sainte, citons une vieille mosaïque romaine où les quatre courants épanchés sous les pieds de l'Agneau divin sont marqués en toutes lettres par les noms Gion, Fison, Tigris et Eufrales*.

Mais, malgré la fréquence de ce symbolisme chez les

1. Cf. Vie de Charles le Bon..., traduite du danois (Bruges, in-8").

S. Gènes, il, 10-14.

3. Cf. Angelom. ap. D. Pat, Thésaurus, t. I, P. i, p. 75, 78-80. — Etc., etc.

Une prose ( l'iausu chorus lœtabundo ) dans les vieux Missels de Frisingue, de Passait et de Salttbourg, dit des Évangùlistes :

f Paraditti hœc fluenla Nova fluunt sacramenta, Quot irrorant gentibus. »

Cette doctrine d'Adam de Saint-Victor était celle de tout le monde au moyen agc.

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