‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 54 sur 1339 · Ibid., 9 decembr · texte numérisé non relu

Ibid., 9 decembr

3. Ce pourrait être pris comme une manière d'exprimer qu'avant de quitter le monde, elle avait fondé un hospice pour les pauvres (Cf..AA. SS. Mari., t. I, p. 502). Mais ou va voir que le motif en est beaucoup plus strictement historique.

i. AA. SS. Mart., t. I, p. 509.

des saints. Si le moyen 5ge nous a laissé quelques pauvretés en ce genre, nous le dépassons surabondamment.

Sainte Liduvine (Lydtwina, etc.) vierge, à Schiedam dans la Hollande méridionale, surla Meuse; I4avril,1433. Son ange gardien lui remet un rameau fleuri, comme avant-goût des consolations du ciel, pour l'encourager à supporter patiemment ses souffrances. Dès l'âge de quatorze ans elle s'était brisé une côte, et fut toujours malade jusqu'à sa mort vers l'âge de quarante-sept ans; à peine pouvait-elle se tenir dans son lit. Aussi sa vie presque entière fut-elle un exemple constant de patience et de confiance en Dieu.Cf. Croix, Rameau.

Sainte Fbançoise Romaine, veuve; 6 mars, 1440. Un petit ange près d'elle, ordinairement vêtu en manière de diacre, et rayonnant de lumière. Son ange gardien lui apparaissait presque tous les jours 5; et selon le plus ou moins d'éclat qu'il répandait, la sainte avait appris à comprendre si Dieu était content d'elle ou si elle avait quelque chose à se reprocher. Cf. Livre, Ane (p. 32), etc.

Comme la clarté que l'ange répandait autour de lui était parfois telle que la sainte pouvait lire la nuit sans autre lumière, certains graveurs modernes ont si mal compris ce sujet, qu'ils ont transformé l'ange gardien en un enfant auquel la sainte apprend à lire.

Sainte Françoise, devenue veuve, se retira dans-la maison des Oblates de la Torre-dci-Specchi à Rome, fondées par elle avant son veuvage, et chez lesquelles elle termina ses jours en simple religieuse. Le costume de ce couvent était une robe noire serrée par une ceinture grossière, et un long voile blanc.

La bieniieuheuse Colombe de Rieti, dominicaine ; 20 mai, 1501. Des anges, à l'instant de sa naissance, apparaissent aux femmes qui assistaient sa mère ; ils tenaient, dit-on, un cercle d'or surmonté de sept cierges*. Cf. Colombe.

Sainte Tiiéiièse , réformatrice des Carmélites ; 15 octobre, 1582. Un ange lui enfonce un trait enflammé dans la poitrine. Son Ordre célèbre une fête spéciale en mémoire de cette faveur que la sainte a reçue du Ciel. Ainsi ce ne serait pas un simple emblème, mais le souvenir d'un fait historique. Quelquefois l'ange tient tout bonnement d'une main la flèche et de l'autre un cœur.

Pour les faits que nous aurions pu oublier dans cet article, indiquons le travail du P. Stilting sur les apparitions les plus célèbres des anges7 ; par exemple à saint Grégoire Thaumaturge, à saint Jean ermite, à saint Chrysoslome, à saint Simcon Stylile, à saint Cuthberl, à saint Vandrille, à saint Vlric, à saint Maïeul, à MNtl

5. Sixième leçon de Matines : « Huinani generis hostis variis eam contumeliis ac verberibus a proposito dimoverc conabatur, quem tamen illa importerrita semper elusit; angeli prawertim prrsidio, cujus familiari consuctudine gloriosum de eo triumphum reportavit.» Cf. Calendar. beneilict., 9 mart.

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