‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 542 sur 1339 · AA. SS. Jun., t. IV, p. 13, aqq · texte numérisé non relu

AA. SS. Jun., t. IV, p. 13, aqq

4. Cf. AA. SS. Jun., t. V, p. 250, sq. — Galles, Annal, ecclesiatlici Germaniœ, t. I, p. CO. — 5. Cf. Labus, Fasti délia Chiesa , t. XIII ( 1833), p. 102-115. — Hagiolog. italir., t. I, p. 48.

ÉGLISE SUR LA MAIN

attribue la construction de huit églises sur les îles où s'éleva Venise dans la suite'. Le motif de son introduction parmi les saints particulièrement secourables ( Cf. SS. Auxiliaires, p. 102, sv.) semble être une apparition où l'on dit que Notre-Seigneur lui promit de protéger tout particulièrement la cité qui couvrirait plus tard ces îles évangélisées par l'homme de Dieu. Du reste, comme pour bien d'autres saints italiens, cette caractéristique doit se rapporter beaucoup plus au patronage, je pense, que précisément à des fondations.

Saint Maxime, évêque de Riez, ce semble, mais que revendique Reggio de Modène; 27 novembre, v. Z|62. On rapporte que, comme il présidait à la construction d'une église, d'énormes colonnes qu'il faisait apporter épuisaient inutilement les forces des attelages quand l'évêque n'était pas là; e"t en sa présence un nombre de bœufs bien moins grand suffisait à la tâche. Mais encore une fois, je range celui-ci parmi les personnages qui appartiennent au symbolisme italien; c'est-à-dire aux patrons, bien plus qu'aux fondateurs. Que cela soit dit une bonne fois, pour qu'il ne soit plus besoin d'y revenir.

Saint Paulin, évêque de Nole; 22 juin, 631. Nous avons dans ses écrits la description détaillée de l'église qu'il éleva en l'honneur de saint Félix; et l'on y trouve maints renseignements utiles sur l'ornementation des basiliques chrétiennes à l'époque où l'Évangile n'était plus obligé de se tenir dans l'ombre.

Saint Modoald, évêque de Trêves; 12 mai, 640. Il fonda le monastère de Saint-Symphorien , près de la Moselle, pour sa sœur sainte Sévère l.

Saint Virgile, évêque et patron de Saltzbourg ; 27 novembre, v. 78/(. 11 éleva plusieurs églises, soit dans le pays de Saltzbourg, soit dans la Carinthie '. Serait-ce que la foi n'y eût guère pénétré encore, ou que les ravages des barbares et les invasions slavonnes l'y eussent étouffée en grande partie? Du reste l'apostolat que l'on attribue à saint Virgile parmi les Carinthiens, semble bien s'être borné à leur envoyer des prédicateurs pris entre ses compagnons.

Saint Willicise, évêque deMayence; 23 février, 1011. Il passé pour le fondateur de la première cathédrale de Mayence, qui brûla le jour même de sa consécration; en sorte que le saint mourut avant de l'avoir vue relevée.

Saint Éleuthère (Lehire), évêque de Tournai; 20 février,

531 (Cf. Confession, p. 2^8, sv.; etc.). S'il ne fonda pas la cathédrale de Tournai, il peut passer pour avoir remis en honneur le siège épiscopal de cette ville après les dévastations des Huns 4. Mais, n'en déplaise à tel patriote respectable qui pourra se croire mis en cause, on dépasse toute mesure en voulant attribuer la cathédrale actuelle à notre saint. Outre les données architecturales, il faut se souvenir que, d'après les principes du droit canon, ce qui est consacré étant irrévocable , les peuples chrétiens n'aiment pas à mentionner le renouvellement d'une égliseprimitive; ce serait, encertaine façon, lui ôter quelque chose de son antiquité vénérable. A raison de cette délicatesse, nous fêtons encore la première dédicace des grandes basiliques romaines, par exemple, comme si depuis Constantin elles n'avaient subi que des modifications '.

Je donne, p. 336 (sans prétentions pour les détails d'orfèvrerie ornementale) la statuette de saint Éleuthère qui se voit encore sur la belle châsse conservée à Tournai. Les Annales archéologiques 6 ont publié toute la face dont il ne se voit ici qu'une seule voussure débordée par la crosse. Notre gravure de dimensions plus grandes ne montrera que mieux la cathédrale de Tournai portée par l'évêque, comme le représentent plusieurs estampés du Hainaut. Quant au monstre que le saint a sous les pieds, ce ne pa.raît pas être un attribut historique, mais plutôt l'emblème du ministère épiscopal qui doit guerroyer contre l'ennemi du Fils de Dieu, et des âmes rachetées par le sang de Jésus-Christ. Aussi le moyen âge, sur les tombeaux d'évêques, leur fait-il volontiers écraser le dragon et l'aspic (Ps. xc, 13). Pour le cas présent , l'orfèvre aura pu néanmoins se proposer certaines victoires spéciales du saint sur l'esprit de ténèbres 7.

Saint Oswald, évêque db Winchester; 29 février, 992. Il fonda plusieurs monastères , entre autres celui de Ramsey 8; et quoiqu'il se fût démis de son évêché pour vivre en simple religieux dans le cloître, on le força plus tard d'accepter l'archevêché d'York.

Saint Annon, archevêque de Cologne; Zi décembre, 1075. Il fonda l'église de Saint-Géréon, entre autres; et une ancienne prière l'appelle Templorum conditor Anno. Outre qu'il restaura bon nombre d'églises, on en compte au moins sept qu'il éleva de fond en comble; entre autres celle de Siegberg où il voulut être inhumé 9.

Saint Remacle, évêque de Maestricht; 3 septembre,

1. Hagiolog. itcUic, t. H, p. 223.— AA. SS. Octobr., t. III, p. 421.

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