‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 561 sur 1339 · ENCENSOIR. — ENCLUME · texte numérisé non relu

ENCENSOIR. — ENCLUME

pouvait s'employer en guise de brûloir pour divers parfums. Mais dans les représentations chrétiennes (du moyen âge surtout), ce petit vase a bien l'air de n'être qu'un récipient quelconque destiné à porter de la braise pour allumer le bûcher1. L'église grecque, dans ses représentations, caractérise ordinairement les diacres par un encensoir, et cela se retrouve parfois dans l'art latin; mais l'encensoir grec n'a généralement pas de couvercle.

Saint Gérard, évêque de Czanad (Chonad) et martyr ; 2k septembre, 1046. On lui a mis souvent l'encensoir à la main devant un autel de la très-sainte Vierge1. Ce pourrait être dans l'intention de faire comprendre la part qu'il prit à la grande dévotion des Hongrois pour la Mère de Dieu -, car il a été appelé l'apôtre de la Hongrie. Mais il y a dans sa vie un fait qui se rapporte bien mieux à ce signe. C'est que saint Gérard avait fondé devant l'autel

de Notre-Dame, dans l'église dédiée à saint Georges, un encensoir d'argent qui demeurait là suspendu ; et deux vieillards avaient charge de veiller à ce que l'encens y brûlât toujours '.

Sainte Ludgarde, abbesse cistercienne (Cf. Crucifix, p. 29Z|). On représente quelquefois près d'elle un encensoir dont la fumée s'élève vers Dieu ; sans doute pour exprimer les prières continuelles et les jeûnes prolongés qu'elle offrit à Notre-Seigneur pendant quatorze ans, afin d'apaiser la colère du Ciel en expiant les péchés des hérétiques et des mauvais chrétiens. Ce symbole, que l'on pourrait croire un peu recherché, est autorisé par le langage de l'Écriture sainte où nous voyons les prières des saints offertes à Dieu sous la forme du parfum qu'exhale un encensoir d'or dans la main des anges 4.

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