Vitraux de Bourges, a' 182-184 ( pi. xv, p
Cf. Legenda aur., cap. cxxxi; De Nativitate beata Maria virginit. —G. Cardoso, Agiologio lusitano, t. II, p. 491.
Un missel suédois des premiers temps de l'imprimerie (s. 1., s. a.) semble faire allusion a cette façon d'expliquer la parenté de Notre- Scigneur dans la prose Gaude, rutilans aurora :
• Gaude quia concepisti
Matrem Domini ( Iki 1) Jesu Chriati,
Hanc Mariam pcperiati
Magna cuœ Ijctitia.
Hlnc, Anna, duai pia»
moyen âge dans ce groupe de petites familles dont sainte Anne est communément le centre. J'en ai parlé ailleurs1.
Genuisti Marias;
Quarum partua |in?| gcnlium via*
Sort*) priT'dieavt'runt.
Hi nunc tecum jocundantur;
Paallunt modo et ln-tani ir,
Gratiaque aatiantur,
Qui juasa Chriati implvverunt. Btc. >
Il a'agit évidemment des deux fils de Zébédéc, entre autres, comme dans la verrière du xm* Bièclc à la cathédrale de Bourges.
On en citerait sans peine d'autres exemples; mais après ce que J'ai signalé, il peut suffire d'indiquer le Mitrale de Sicbardus (lib. IX,
ENFANTS SAINTS
et quelques mots peuvent suflire ici pour le rendre absolument intelligible. On avait prétendu expliquer d'une façon passable ce mot de frères du Seigneur qui se voit dans l'Évangile; en outre, il s'agissait de relier par une parenté quelconque plusieurs des femmes qui portent le nom de Marie dans le Nouveau Testament. On imagina donc divers mariages de sainte Anne avant la naissance de la très-sainte Vierge, et l'on alla jusqu'à prêter la même chose à saint Joseph ; pour pouvoir indiquer différentes lignées qui se rattachassent à Notre-Seigneurparune consanguinité très-voisine, sans toucher à la virginité de sa mère.
Tout cela n'a pas conservé grande autorité dans l'Église ' ; mais les trois prétendues filles de sainte Anne ( les trois Maries), avec leurs enfants, devaient être mentionnées ici, pour faire entendre un sujet qui s'est reproduit plusieurs fois jadis.
Sainte Félicité, martyrisée AVEC SES SEPT fils (Januarius, Félix, Philippus , Silvanus, Alexander , Vilalis, Martialis); 10 juillet et 23 novembre, v.
164. La généreuse mère, demeurée veuve, fut citée devant le préfet de Rome du temps de Marc-Aurèle-Antonin ; et l'on voulait que, par une fausse compassion pour ses enfants, elle leur donnât
cap. xlviii j éd. Migne, p. 423) et le Bationale de Durand (lib. VII, cap. x). Quelques artistes ont peint sainte Anne assistant aux premiers ébats de l'enfant Jésus, quoique cela ne repose sur rien d'authentique. Notons seulement un fait populaire qui a duré jusqu'à nos jours. Sainte Anne était (du moins en France) patronne des menuisiers, pour avoir fait le premier tabernacle véritable , selon ce que disait déjà Durand de Mende (Rationale , lib. I, cap. n) à propos de
l'exemple ou le conseil d'adorer les idoles. Elle aima mieux assister à la mort cruelle de tous ses fils et fut elle-même décapitée quatre mois après.
La Chronique de Nuremberg la représente tenant une
large épée qui porte sept têtes alignées sur la lame. Invention d'un aspect un peu farouche; et qui d'ailleurs ne correspond pas exactement à l'histoire, puisque les trois derniers enfants do sainte Félicité subirent seuls la décollation.
Nous avonsmieux aimé les grouper tous avec la palme du martyre devant leur mère, qui les suivit plus tard.
Sainte Symphorose.
martyre avec sept fils également ( Crescens , Julianus , Nemesius, Prim ilivits , Justinus , Slacleus et Euaenius) ; 18 juillet, sous Adrien.
Celle-ci précéda ses enfants au supplice et était veuve du martyr saint Gétule (honoré le 10 juin). Ses enfants furent martyrisés à Tivoli , près du temple d'Hercule, avec une cruauté dont la variété donne lieu de croire à des intentions de magie chez le persécuteur *.
Les saintes Suzanne, Marcienne et Paeladie, martyrisées avec leurs enfants, eu compagnie d'un grand nombre de Soldats chrétiens ; 24 mai, sous Antonin le Pieux. On les représente souvent toutes trois ensemble, ayant chacune à côté d'elle un
l'autel, en comparant le tabernacle de Moïse à la Mère de Dieu. Mais la trace s'en retrouve ailleurs; comme quand la prose desaintcAnne (Ad matris Annœ annua), dans un vieux missel de Frisingue, dit :
■ Fabricatur in hac Anna Arca novi Testamenti,
Qux> supernum clausit manna Btc. »