AA. SS. August., t. VI, p. 357. sq
4. Calendar. benedicl. , 30 januar. Les Bollandistes (AA. SS. Januar., t. Il, p. 1024) ne trouvent pas bien clair son titre de Bienheureux. Plusieurs peuvent avoir besoin de savoir que le moyen âge distinguait les docteurs illustres par des qualifications que la postérité n'a pas ratifiées toujours, ou qu'elle a totalement oubliées.
5. Dans de vieux bréviaires d'Amiens (155i, in-16) une antienne de Laudes pour sa fête dit :
• Iste pastor dignus memoria, Vita cujus occidit vitia, etc. > Virga cujus fugatur bestia,
Mais le missel amiénois de 1529 renferme une prose [Ad calestt
SAINTS AVEC DES ENFANTS
grande quand il devint évoque ; niais ce doit être le souvenir d'une résurrection de mort rapportée par la plupart des légendaires. Un enfant étant mort sans baptême à Poitiers, il le ressuscita par ses prières afin de pouvoir lui conférer le sacrement de la régénération '.
Saint Just (ou Juste), évêque de Lyon; 2 septembre, v. 390. Il quitta le siège épiscopal pour aller vivre solitaire en Egypte, et prit pour compagnon de sa fuite son lecteur saint Viateur (Cf. Enfants saints, p.351).Onsait que les lecteurs, à cette époque surtout, représentaient à peu près ce que sont les enfants de chœur aujourd'hui ; sauf qu'ils avaient reçu l'initiation au sacrement de l'Ordre.
Saint Médard, évêque de Noyon(Cf. Cheval, p. 210; etc.). Un enfant à genoux se prenant à la chape du saint peut rappeler divers miracles entre lesquels je ne saurais trop choisir. Nous avons fait remarquer que la petite taille des clients n'est pas toujours une indication de bas âge. Ce petit personnage qui se recommande à saint Médard peut donc être, soit un prisonnier délivré par lui, soit quelqu'un des voleurs qui furent punis pour avoir voulu lui faire tort*.
Saint Babylas évêque d'Antioche, martyrisé avec trois enfants ses disciples dans la foi ; 1h janvier, v. 251. Ses petits compagnons, l'un de douze ans, le second de neuf et le troisième de sept, furent décapités avant lui. Babylas demanda d'être enterré avec les chaînes qu'il avait portées pour Jésus-Christ 3.
Saint- Zénobe (Zanobi), évêque de Florence; 25 mai, v. ù24. Bessuscitant un enfant*. Nous en avons parlé plus haut sous le titre Cadavre (p. 153).
Saint Bassien, évêque de Lodi (Cf. Cerf, p. 183). Tandis qu'il était en prières dans une église de sa ville épiscopale, on lui apporta le corps d'un enfant qui venait d'être tué par une vipère. Le saint, faisant sortir la foule, se prosterna devant l'autel pour obtenir la vie à ce mort, qui reprit en effet du mouvement et se mit à appeler sa mère. Celle-ci, à ce cri, se précipita dans l'église, et avec elle accourut tout le peuple qui fut témoin du prodige.
Saint Brice, évêque de Tours (Cf. Charbons ardents, p. 202). 11 fait parler un enfant nouveau-né dont on l'accusait d'être le père. Parfois les artistes ont tracé près des lèvres de l'enfant ces mots : Non est paler meus. Parfois (mais guère, que je sache) Brice est représenté aussi servant la messe de saint Martin comme simple clergeon, et apercevant le diable qui prend note
gaudium) qui parie positivement de la résurrection du noyé :
« Per te mersui œquore,
Fuit suscitatus;
Oandidior ebore
Artus restauratus. »
Puis, dans les Heures à l'usage d'Amiens (1508, Simon Vostrc), saint Claude est invoqué ainsi: «O desolatorum consolator, captivorum liberator, resurrectio mortuorum,... tutornaufragantium, etc.»
1. l.egenda aur., cap. xvii. — P. de Natalib., libr. Il, cap. nvin.
2. Cf. P. de Natalib., libr. V, cap. icvii. — AA. SS. Belgii, t. II, p. 120-152.
du caquet de deux dames jasant à leur aise dans l'église pendant le saint sacrifice. C'est apparemment ce que M. Renan aura voulu indiquer sous le nom de messe de saint Martin dans son Discours sur létal des beaux-arts en France au xive siècle 5, et qu'il nous y donne comme un des sujets les plus populaires parmi nos ancêtres du xme au xvie siècle. Il n'y a pas grand mal assurément que le célèbre académicien ait consulté les Annales archéologiques de M. V. Didron ; mais en étudiant les vitraux du xme siècle ou tout simplement les peintures de Le Sueur au Louvre, il pouvait beaucoup mieux apprendre que la messe de saint Martin est autre chose (Cf. Globe de feu) et n'est nullement baroque.
Saint Vat, évêque d'Arras (Cf. Aveugles, p. 106). Le petit personnage que l'on peint à ses pieds est sûrement l'aveugle qu'il guérit sur le pont de l'Aisne en présence deClovis6. Le saint n'était alors que simple prêtre, mais il faut se rappeler que les artistes ne se mettent pas toujours fort en peine de la chronologie.
Saint Edmond (Edme), archevêque de Cantorbéry (Cf. Anneau, p. 48). Un petit personnage étendu àsespiedsdoit rappeler l'un des nombreux miracles qu'il opéra durant sa vie, guérissant diverses maladies; mais je n'oserais déterminer quel est le fait spécial que l'on aura eu en vue, ni même s'il s'agit réellement d'un fait spécial. Car, là comme ailleurs, le client peut bien ne signifier que le recours fréquent à l'intercession du thaumaturge. On aura prétendu exprimer ainsi la confiance des peuples envers le saint.
Saint Willibrord, évêque d'Utrecht (Cf. Baril, p. 122; Église sur la main). On le voit, quoique rarement, portant un enfant sur ses épaules ou accompagné de quelques petits garçons. C'est que le saint, ayant voulu prêcher en Danemark , ne réussit à convertir personne ; mais, couvant toujours son projet, l'homme apostolique acheta plusieurs enfants qu'il ramena en France pour les faire élever dans la pratique du christianisme, [et préparer ainsi des missionnaires à leurs compatriotes7.
Saint Grégoire d'Arménie, évêque (Cf. Cheval, p. 210). L'enfant qui l'accompagne lorsqu'il se rend dans son ermitage près de Pithiviers, semble être le fils de la veuve qui autorisa le saint à s'établir près d'une église construite par elle. Ce fils unique de la pieuse femme devint évêque d'Orléans plus tard8.
Saint Bombaut (Bumold), évêque et martyr (Cf. Assassinat, p. 89). Ressuscitant un enfant noyé9.
3. Cf. Labus, Fasti, 24 gennajo. — Breviar. goth., sanctorale, 25 januar.
i. Cf. Manni, Principj délia religione cristiana m Firenze, p. 48- 51. — Hagiolog. Italie, t. I, p. 313, sq.