‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 583 sur 1339 · EI'KE · texte numérisé non relu

EI'KE

époque donne à l'archange. Le xvie siècle du moins semble avoir pris parti pour le glaive, si bien que les

maîtres d'escrime (les escrimeurs, comme on disait à Paris) avaient choisi saint Michel pour leur patron.

Je ne puis pas dire que j'aie guère vu saint Jean- Baptiste tenant l'épée, qui indiquerait cependant assez bien sa décollation. Mais il ne faudrait pas non plus affirmer que cela soit inouï, car le voici d'après un sépulcre de Bamberg '. Il y rappelle, je pense, l'église de Saint-Jeande-Latran ; et partant la papauté de l'ancien évêque de Bamberg (Clément II), auquel le tombeau était élevé.

Cependant malgré une fête annuelle con-

desa naissance, le peuple chrétien s'est habitué à voir en lui par-dessus tout l'initiateur de la sjnagogue aux enseignements du Messie; c'est-à-dire le solitaire prêchant, baptisant, et désignant aux cœurs droits Celui qui venait réconcilier la terre avec le Ciel. Cf. Agneau, Baptême, etc.

Saint Paul apôtre (Cf. Cheval, p. 208). L'épée indique ?on genre de mort; parce que, citoyen romain, il avait droit de ne pas mourir crucifié. Mais le moyen âge y avait vu je ne sais quelle indication de chevalerie, au moins dans certaines contrées; car Durand de Mende dit que les chevaliers se levaient à l'épltre lorsqu'elle était tirée des écrits de saint Paul !. Quoi qu'il en soit, le glaive de saint Paul avec les clefs de saint Pierre étaient un signe tellement connu de tous, que la grande abbaye de Cluny, dédiée aux princes des apôtres, ne prenait pas d'autre indication dans son sceau; comme on peut le voir par cette copie d'un original trouvé dans la Seine il y a quelques années '.

L'idée bizarre que l'on eut jadis, d'attribuer un sens recherché à l'épée de saint Paul (Cf. Calendrier, 25 janvier, p. 160), peut expliquer certaines représentations où saint Paul paraît la lance à la main.

Saint Évariste, pape et martyr; 26 octobre, 109. Décapité sous Trajan.

Saint Ktienne 1er, pape et martyr; 2 août, 257. Une épée plongée dans la poitrine. On le perça tandis qu'il célébrait la messe.

26 avril, 304. Décapité avec plusieurs autres sous

Saint Marcelun, pape;

■:jj.

Maximien.

Saint Sixte (Xystusî) II, pape; 6 août, 250. Décapité, dit-on; quoique les témoignages ne manquent pas pour le regarder comme mort sur une croix*.

Saint Fabien, pape.

Cf. Colombe, p. 239.

Saint Cyprien, évêque de Carthage-, 16 septembre, 258. Après avoir encouragé son peuple au martyre, il donna lui-même l'exemple de la constance quand vint le

sacrée à la mort du saint précurseur (29 août), outre celle moment de livrer sa tête au bourreau. Près de recevoir

Page 1