‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 582 sur 1339 · Vaillant, Fasli sacri · texte numérisé non relu

Vaillant, Fasli sacri

• Tartareo senior dum vexarelur ab hoste,

v. 360. Portant un sac ou une corbeille de sable sur ses épaules*, pour mater son corps par la fatigue. Cf. Ermites.

Saint François Xavier , de la Compagnie de Jésus (Cf. Crucifix, p. 293). Portant un Indien sur ses épaules. Je rendrai raison de cet attribut à l'occasion du titre Nègre.

Saint Jean de Dieu, fondateur des Hospitaliers (Cf. Corde, p. 258, sv.). Dans un incendie qui ravageait son hôpital à Grenade , il parcourut les salles à travers les flammes, emportant les malades sur ses épaules5.

Saint Moïse l'Éthiopien (Cf. Corde, p. 258), portant sur ses épaules des voleurs garrottés.

ÉPÉE

Les écrivains semblent souvent employer des expressions qui ne laissent pas voir clairement si les martyrs ont été tués par le glaive ou par la hache*; et comme l'épée des Romains pouvait servir à percer aussi bien qu'à trancher, on ne voit pas toujours si la lance ou la pique n'a pas remplacé le glaive. Il y a pis encore , c'est que fustis paraît signifier non-seulement bâton ou verge, mais lance, hache, maillet, massue, glaive non dégainé7.

Nous n'avons pas besoin de remémorer ici les saints militaires ou qui ont passé pour tels (Cf. Armes, Armure). L'épée figure presque toujours dans la main des saints, comme désignation du genre de mort qu'ils ont enduré pour Dieu.

L'épée de feu est plus d'une fois le symbole d'un zèle ardent et dévoué aux intérêts du Ciel. C'est ainsi qu'on l'a fait porter à l'archange saint Michel dans sa lutte contre Lucifer; et par le prophète Élie, au sujet duquel l'Écriture sainte se sert précisément de l'expression qui a mis en vogue cet emblème, lorsqu'il y est dit : « Le prophète Élie s'élança comme le feu, et sa parole brûlait comme la flamme8. »

Du reste, sans déroger à ce qui vient d'être dit sur saint Michel, ou à ce que j'en expose ailleurs (Cf. Ange, p. 3l\ ; Lance, etc.), on peut affirmer que le moyen âge lui donne quelquefois pour arme une simple épée de chevalier dans sa lutte avec le vieux serpent. Tel on le voit (p. 36/j) dans une crosse de Tolède déjà publiée par le P. A. Martin (Mélanges a" Archéologie, t. IV; Crosses, fig. 102). Mais ce n'est vraiment pas l'arme ordinaire que cette

Hosteirt, inquit, qui me sic premit ipsc premam. Dixit, et aggesta sportam cumulavit arena,

Et pernox humeris sustulit usque suis.

Spurcus ab infesta fugit tandem hostis eremo, Nam sub arenarum pondère pressus erat. » Cf. Anguissola, Ephemerid-, 1828; p. 59, sg.; et 73. Mais s'agit-il bien là de notre saint Macaire? Ce nom a donné lieu à plus d'une difficulté. Cf. Ermites, Lion, etc.

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