Cf. AA. SS. Octobr., t. X, p. 503, sqq
KRM1TES.
de saint Barlaam dans la solitude1. De là vient que près de saint Josaphat on peint fréquemment une couronne.
Saint Théodore Tiuciiinas, solitaire en Thrare; 20 avril, iv« siècle. Son surnom lui vient du vêtement grossier en poils de chèvre qu'il portait constamment sur la chair*.
Saint Théonas ermite en Thébaïde, près d'Oxtrinque; k avril, v. 380. On le voit entouré de buffles, d'onagres et de chèvres sauvages, parce qu'il partageait avec ces animaux l'èau recueillie pour sa subsistance *.
Saint Palémon (Palxmon), le maître de saint Pacôme; 11 janvier, rve siècle. Je le trouve représenté dévidant desécheveaux. J'ignore s'il y a quelque autre fondement à cette peinture, qu'un passage de la Vie des Pères*, où il est dit que le saint homme occupait ses disciples à tisser des cilices.
S. Antioch'js, ermite en Syrie; 23 février, ve siècle. Je ne saurais dire pourquoi un graveur flamand (qui semble du reste, avoir pris souvent pour guide la collection du P. Rosweyde) le peint cassé de vieillesse, conduit à cheval par un autre ermite*. Il suppose que le saint homme voulait se faire reconduire à la cellule où il avait commencé sa vie érémitique ; mais ni Théodoret, ni les Menées grecs ne me semblent en rien dire ".
Saint Thibaud de Provins; 30 juin, 1066. 11 avait quitté la France pour aller vivre inconnu en Lombardie près de Vicence. Là il reçut la prêtrise, mais vivait isolé, ne dormant jamais qu'assis7. On prétend qu'avant de mourir il prit l'habit des Cisterciens.
Saint Sébalde (Cf. Bœuf, p. 139; Église sur la main, etc.). On le peint dans une forêt, où les Franconiens viennent entendre ses instructions.
Saint Josse (Cf. Bâton, p. 128; Couronne, etc.). Près de lui deux petites chapelles qu'il avait construites, dont l'une était dédiée à saint Pierre, et l'autre à saint Paul; ou un oratoire accosté de deux cellules qu'il habitait avec son compagnon.
Saint Gérold, ermite près de Feldkirch; 19 avril, v. 978. On le donne comme duc de Saxe (c'est-à-dire peutêtre comte en Saxe), c'est pourquoi il est peint souvent avec une couronne. Ses deux fils prirent l'habit monastique à Einsiedeln ; et lui, donnant ses biens à cette abbaye, passa le reste de ses jours dans la solitude. Il y fut rencontré par des chasseurs qui poursuivaient les ours.
Saint Sola (Solas), prêtre et moine; 3 décembre, 790. Compagnon (parent même, dit-on) de saint Boniface, il se retira dans le lieu qui en a pris le nom de Solnhofen".
Saint Landelin (Cf. Armure, p. 73; Église). Avant de devenir abbé, il passa quelque temps dans les forêts du Hainaut, menant à peu près la vie d'un solitaire».
Saint Gamelbert (Cf. Baptême, p. 119; etc.). Dan9 un oratoire environné de moutons. On dit qu'après avoir quitté le service militaire, il se chargea des troupeaux de son père, soit pour apaiser la colère de celui-ci qui regrettait de lui voir abandonner le métier des armes, soit afin de pourvoir à sa propre subsistance, tout en évangélisant le peuple riverain du Danube. Mais ce troupeau n'auraitil pas été à l'origine une peinture symbolique, dont le sens primitif serait que saint Gamelbert fut longtemps curé dans des lieux presque abandonnés avant lui? et que là, il partageait sas heures entre la prière et le zèle pastoral 10.
Saint Vénère (Cf. Corbeau, p. 255; Dragon), ermite en Ligurie.
Saint Henri le Danois, solitaire dans le Northumberland; 16 janvier, 1120. En le revêtant d'une cotte de mailles dans son ermitage, on a peut-être voulu rappeler qu'il était de noble famille. Il quitta sa patrie pour se dérober aux instances des siens qui prétendaient le fixer dans la vie du monde par le mariage.
Saint Guennolé" (Winvaloeus, etc.), premier abbé de Landevenec (Cf. Eau, p. 326; etc.). Disciple de saint Corentin, dit-on, après avoir abandonné de grandes espérances dans le monde, il vécut quelque temps dans la Cornouaille à la manière érémitique. On peint parfois des voleurs qui se trouvent arrêtés dans leur larcin pendant sa prière. Ils avaient pénétré dans le grenier pour y faire main basse sur les provisions des moines, et ne réussirent pas à en sortir. Guennolé survenant, les convertit si bien qu'ils voulurent être admis dans la communauté, afin d'expier leur vie antérieure11.
Saint Ethbin (ou Egbin), abbé après avoir été disciple de saint Similien; 19 octobre, v. 630. 11 était né dans l'Armorique, ce semble ; et passa en Irlande où il vécut dans une forêt, et forma plusieurs religieux qui vinrent se mettre sous sa conduite. On le représente accueillant
i. N'importe qu'on veuille y voir un roman, si le fond en est historique.