Radcr, Bavaria sancta, t. II
4. I* moyen âge, surtout en Allemagne et en France, n'entendait
pas qu'on portât les armes sans ftre chevalier. De là, chei nous, l'usage de porter l'épée comme signe de noblesse (ou d'office quasi noble), jusqu'à la fin du ivnr siècle.
S. Ilagiolog. italic, t 1, p. 179, sq.
0. Calendar. btntdict., VI april. — Orderic. Vital., Ilist. tecles., lib. IV (éd. LepréTost, t. II, p. 268, sqq.).
ERMITES
trente-sept ans; et les derniers sacrements lui furent administrés par l'évêque de Prague (le B1 Sévère), en présence du duc Brzétislaw Ier que la chasse avait conduit près du saint ermite1.
Saint Cm médecin, ermite et martyr en Egypte; 31 janvier, sous Dioctétien1. Il était d'Alexandrie, et la profession médicale lui donnait l'occasion de gagner des aines à Jésus-Christ. Devenu suspect pour son prosélytisme, il quitta sa patrie et prit l'habit religieux; vivant près d'Édesse avec un soldat qui s'était mis sous sa conduite. Revenant l'un et l'autre dans l'Egypte pour encourager les martyrs, ils leur furent associés. Saint Cyr, comme religieux, est ordinairement vêtu de l'habit des moines orientaux, et tient en main une petite croix; comme médecin, on lui fait souvent porter une touffe d'herbes médicinales. Son culte a été particulièrement répandu à Naples sur la fin du xvne siècle, parce que saint François de Géronimo s'efforçait de faire attribuer au martyr égyptien les faveurs célestes pour lesquelles on réclamait sa propre entremise.
Saint Gerlache (ou Gerlach, Gerlacus). Cf. Ane, p. 32; Arbre, etc.
Saint Marc solitaire, ou moine en Egypte (Cf. Anges, p. 38 ; etc.). On lui attribue aussi l'histoire de la hyène' que nous avons rapportée à propos de saint Macaire d'Alexandrie (ci-dessus, p. 380); mais selon d'autres, la différence serait que pour saint Marc il s'agit d'une louve, et qu'elle lui apporta la toison d'un bélier.
Saint Florent de Saumur (ou de Glonne) , prêtre et solitaire (Cf. Barque, p. 125). Après avoir évangélisé une partie du Poitou, il s'était réfugié dans un lieu désert où sa réputation lui attira des disciples qui formèrent peu à peu une abbaye4. Cf. Serpents.
Saint Meinrad, ermite en Suisse (Cf. Corbeau, p. 256), considéré comme le fondateur d'Einsiedeln.
Saint Bavon, patron de Gand (Cf. Arbre, p. 67).
Saint Friard, reclus en Bretagne (Cf. Arbre, p. 67). On raconte de lui qu'étant jeune encore, et gagnant sa vie à la sueur de son front, un essaim de guêpes se précipita sur les moissonneurs qui travaillaient avec lui8. Ceux-ci s'échappèrent, et se moquant des signes de croix fréquents que le serviteur de Dieu traçait sur ses yeux et sur ses oreilles, le sommèrent de venir en essayer la vertu en cette occasion. Le saint, plus jaloux de la gloire divine que de son propre soin, pria le Ciel d'éclairer ces mauvais plaisants; puis vint se mettre au travail sur le guêpier sans encombre, car tous ces insectes rentrèrent dans leur trou. Ce fait n'a guère occupé les artistes,
que je sache; mais ils ont représenté le tentateur qui se déguise pour tromper un compagnon de Friard, et qui est démasqué par le saint0.
Saint Benoit de Norcia (Cf. Banderole, p. 112; Buisson, etc.). 11 débuta dès sa première jeunesse, par se retirer dans une grotte tellement isolée que l'on y abordait à peine. Aussi Romain, confident du saint jeune homme, venait de temps à autre lui apporter de la nourriture; la lui faisant parvenir du haut d'un rocher au moyen d'une corbeille soutenue par une corde qu'accompagnait une sonnette, afin d'avertir le jeune solitaire. On dit qu'un jour le démon brisa cette clochette ; afin que Benoît ne répondant pas à l'appel, Romain se dégoûtât de son ministère charitable.
Saint Benoit d'Aniane abbé, réformateur et propagateur des Bénédictins au vin" siècle ; 12 février, 821 . 11 avait été à la cour de Pépin, et prit d'abord l'habit religieux à Saint-Seine en Bourgogne. Nommé abbé, mais s'apercevant que ses moines ne se souciaient point d'observer la règle, il se retira dans le Languedoc sur les terres de sa famille; et bâtit près de l'Aniane un ermitage où affluèrent bientôt des hommes de bonne volonté qui venaient se mettre sous sa conduite.
Saint Jacques le pénitent, solitaire près du Carmel; 28 janvier, vi" siècle. Après avoir combattu longtemps des tentations de luxure, il y succomba néanmoins; puis pleura dix ans son crime près du tombeau de celle qui l'avait fait pécher, et qu'il avait ensuite assassinée pour dérober la trace de leur commun crime7.
Un autre saint Jacques, ermite en Syrie (26 novembre, v. 450), a été surnommé Hypèthre, parce qu'il passa des années sans autre toit que le ciel ; exposé aux chaleurs et aux frimaS, suivant les saisons. A cette pénitence il joignait le poids de chaînes énormes qui entouraient son corps*.
Saint Bernard de Tiron, abbé et fondateur d'une congrégation bénédictine (Cf. Chandelier, p. 196; etc.). Après avoir été moine, il se retira dans la solitude, en divers lieux (à Fontgombaud, entre autres); puis fonda l'abbaye de Tiron dans le pays de Chartres. On le représente dans son ermitage occupé au métier de tourneur, parce qu'il employait, dit-on, ses loisirs à travailler ainsi en manière de distraction entre ses prières.
Saint Màrtmhen, solitaire. Cf. Dauphin, p. 306.
Saint Arsène, anachorète dans le désert de Scété; 19 juillet, v. ù49. Il avait été précepteur des fils du grand Théodose; et s'échappant de la cour afin de vivre loin du monde, il mourut dans un âge avancé près de Memphis, où il s'était réfugié pendant une incursion des
1. Calendar. benedict., 9 octobr. — Radcr, Bavana sancla, 1. 1.