AA. SS. Januar., t. I, p. 607. — 7. Ibid., p. Ot>3-09r
ERMITES
néral, pour rappeler que le Comte d'Orient lui dut la victoire contre les Perses, et s'arma du cilice de ce saint homme dans la bataille1.
Saint Théodose le Cénobiarque avait été solitaire avant de prendre la direction de nombreux disciples qui se mirent sous sa conduite sur la Gn de ses jours.
Saint Posidonius, ermite. Cf. Cheval, p. 212.
Saint Firmat de Mohtain. Cf. Feu.
Saint Aventin, prêtre (Cf. Oiseau, Ours). 11 était né en Berry, et se mit à la disposition de saint Loup évêque de Troyes. Il mourut dans un ermitage.
Saint Gort (Godrick, Godrich, Godricus) ermite; en Angleterre; 21 mai, 1170. Il s'était mis sous la conduite des moines de Durham, et passa la dernière partie de sa vie dans une solitude. On le représente environné de serpents, parce que les animaux venimeux l'entouraient sans lui faire de mal*. Il est peint fréquemment aussi en costume de pèlerin, parce qu'il avait visité la Terre sainte et le tombeau des apôtres.
Saint Magin (Maximus, Maginus, Magi), ermite et martyr; 25 août, sous Maximin. Il s'était retiré près de Tarragone dans les montagnes de Brufagafias, et y reçut la mort pour la foi. Les Catalans racontent que son sang se convertit en roses ; et qu'une fontaine où il se désaltérait, devint l'instrument de nombreuses guérisons '.
Femmes.
Sainte Elisabeth mère de saint Jean-Baptiste (5 novembre), d'après une légende grecque que des artistes modernes ont suivie, se voit mourant au désert où elle laisse son fils entre les mains des anges qui prennent soin de l'élever. Je cite cela pour qu'on en puisse comprendre la peinture au besoin, et sans rien garantir.
Sainte Marie Madeleine, pénitente. Cf. Anges, p. 42; Chevelure, etc.
Sainte Marie l'Égyptienne, pénitente dans un désert de Palestine; 2 avril, v. 432. Cf. Communion, p. 246, sv.; Pain, Lion, etc.
Marie nièce de Saint Abraham, pénitente. Cf. saint Abraham ermite, p. 379.
Sainte Thaïs, pénitente; 8 octobre, v. 350. Elle avait mené la vie de courtisane dans Alexandrie ; et rameriée à Dieu par saint Paphnuce, elle brûla publiquement tous ses objets de toilette pour suivre le saint au désert. Là, enfermée en une cellule que le saint homme avait scellée, elle passa trois ans dans un isolement complet.
Au bout de ce temps, un solitaire apprit de Dieu que les larmes et les privations de cette pécheresse lui avaient obtenu le pardon entier pour ses désordres*. Saint Paphnuce vint alors lever le sceau, ot lui permit de vivre avec les religieuses du couvent voisin. La sainte survécut tout au plus quinze jours à cette libération.
On aperçoit quelquefois près de la recluse, saint Paphnuce s'entretenant avec saint Antoine; parce que la révélation divine fut faite à un disciple de ce dernier.
Voici d'après un vieux légendaire vénitien les deux scènes de sainte Thaïs convertie, puis renfermée par saint Paphnuce.
Sainte Pélagie d'Antioche, comédienne pénitente; 8 octobre, v. 457. Elle passait devant l'église de Saint-Julien à Antioche, pendant qu'un concile avait rassemblé plusieurs évêques dans cette cité. Saint Nonnus d'Héliopolis (ou d'Édesse) prêchait alors au peuple assemblé sur la place; mais la beauté rare et la parure éclatante de cette femme causèrent une telle émotion parmi la foule, que le saint évêque fut obligé d'interrompre sa prédication. Pendant cet instant de silence, il poussa un profond soupir vers Dieu, demandant au Ciel qu'une créature si merveilleusement douée des dons extérieurs ne les tournât pas à la perte des âmes. Le lendemain Pélagie se sentit poussée vivement d'entrer dans l'église où Nonnus prêchait encore, annonçant les redoutables justices de Dieu sur les cœurs qui persévèrent dans le péché. La femme, qui n'avait pas même été baptisée, demanda qu'on l'instruisit pour pouvoir devenir chrétienne. Nonnus voulut qu'elle déclarât publiquement son repentir; et Pélagie se coupa les cheveux, distribua aux pauvresses richesses,