‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 616 sur 1339 · Cf. AA. SS. Mart., t. III, p · texte numérisé non relu

Cf. AA. SS. Mart., t. III, p

ERMITES

Saint Lié {Lxtus), prêtre; 5 novembre, 534. Né dans le Berry, il gardait d'abord le troupeau de son père. Après avoir embrassé l'état ecclésiastique, il se retira dans la Sologne, puis en Beauce, pour y vivre en solitaire.

Saint Maixent (Maxenlius) abbé, après avoir été solitaire; 26 juin, v. 515. On raconte que les oiseaux venaient jouer et voltiger autour de lui. Le même fait, que nous avons rapporté plus haut de saint Guthlac, est attribué à saint Valéry (Walaricus ou Walericus) abbé en Picardie (1 avril, 622). Ce dernier, comme saint Maixent, avait commencé par garder les troupeaux, et devint abbé.

Saint Trudpbrt. Cf. Épie, p. 369.

Saint Théau (Thillo, Tyllo, Hillonius, Thilmannus, etc.) disciple de saint Éloi, et abbé de Solignac; 7 janvier, vers 702. Quittant son abbaye, l'homme de Dieu alla finir ses jours dans une solitude voisine1.

11 avait été racheté de l'esclavage par S. Éloi, qui en fit son élève pour la sainteté comme pour l'orfèvrerie. Aussi voit-on quelquefois le disciple, tout comme son maître, ayant devant les yeux un livre pendant son travail. Ce pourrait sembler une façon de s'éclaircir sur la vie des saints qu'il fallait ciseler ou mettre en émail ; mais soji biographe raconte qu'il s'agissait d'une lecture spirituelle pour nourrir le cœur du pieux orfèvre, pendant qu'il vaquait à ses occupations manuelles.

Saint Conrad de Bavière, religieux cistercien; 14 février, v. 1125. On le dit fils de Henri le Noir, duc de Bavière. Après avoir pris l'habit monastique à Clairvaux, il fit le pèlerinage de la Palestine. A son retour de la Terre ëainte, ayant abordé sur les côtes de la Pouille, il finit Ses jours en ermite près d'une chapelle de la sainte Vierge. Aussi le représente-t-on souvent agenouillé devant une image de Notre-Dame. Je ne saurais dire si c'est lui ou saint Conrad de Plaisance, que l'on peint parfois au milieu de moutons agenouillés.

Saint Etienne de Muret, fondateur des Grandmontains (Cf. Cadavre, p. 155). 11 vécut d'abord en ermite durant plusieurs années, portant sur la peau une sorte de cuirasse en manière de cilice '.

Saint Othon d'Ariano. Cf. Chaînes, p. 191, sv.; etc.

Saint Sabas, abbé et solitaire ; 5 décembre, 532. Entré dès son enfance dans un monastère, il fut conduit à changer plusieurs fois de résidence ; et vécut en ermite dans la Palestine. On raconte qu'ayant jeté son dévolu sur une caverne pour en faire son habitation, il y trouva un lion qui était le premier occupant, et ne paraissait pas disposé à quitter la place; le saint lui dit : « 11 n'est pas convenable que tu prennes le pas sur une créature

faite à l'image de Dieu. » Et la bête se laissa persuader.

On le peint aussi tenant une pomme, parce que tout jeune encore, il s'était approprié un fruit pour le manger. S'apercevant que c'était un piège du diable, il s'imposa de ne plus manger de fruits désormais.

Les artistes l'ont représenté parlant à l'empereur Justinien , parce que la vertu de ce saint homme l'avait rendu vénérable aux grands du monde. L'empereur étant venu le visiter, saint Sabas le quitta dès qu'il entendit le signal de l'Oflice divin. L'homme de Dieu se rendit aussi à Constantinople sur ses vieux jours, pour apitoyer le prince sur les malheurs de la Syrie ; et l'impératrice Théodora aurait bien voulu que ce vénérable vieillard s'intéressât auprès du Ciel pour lui obtenir des enfants. Mais le saint s'y refusa toujours, ne laissant pas ignorer combien il se souciait peu de voir l'empire gouverné par un prince qu'aurait formé cette astucieuse et opiniâtre créature.

Saint Pierre Damien (Cf. Chapeau de cardinal, p. 199, sv.) docteur de l'Église, patron de Faenza. Avant d'être employé dans le gouvernement de l'Église, il avait pris l'habit des ermites de Fonte-Avellana dans l'Apennin. On le représente fréquemment une discipline à la main, pour indiquer la vie de mortifications à laquelle il s'était voué 3.

Saint Sérapion d'Arsinoé, prêtre et abbé de dix mille moines ; 21 mars, époque mal précisée. On raconte que, pour subvenir à la misère des pauvres, il vendit un évangéliaire qui était toute sa propriété; et se loua comme ouvrier avec ses religieux, durant le temps de la moisson*. . Saint Théodose d'Antioche, surnommé le chevelu, abbé; 11 janvier, v. 412. Il avait d'abord vécu en ermite dans la Cilicie; et son surnom lui est venu de ce qu'il avait laissé croître sa chevelure en désordre, au point qu'elle tombait à terre. On dit même qu'il la relevait autour de ses reins afin qu'elle ne l'empêchât pas de marcher. Il obtint de Dieu un ruisseau pour abreuver ses compagnons5.

Saint Théodose le Cénobiarque (Cf. Cercueil, p. 182). On le représente multipliant du blé, pour fournir aux nécessités du monastère et de l'hospitalité qui s'y exerçait6. Ailleurs on le voit tenant un sac d'argent; parce que l'empereur Anastase (protecteur des hérétiques eutychiens) ayant cru pouvoir gagner le saint homme par une somme d'argent considérable, Théodose feignit de ne pas apercevoir le piège, et distribua le tout en aumônes''. Du reste, sa charité envers les malheureux se montra dans bien des circonstances autres que celle-là.

11 est aussi quelquefois en conversation avec un gé-

t, Calendar. benedict., 11 mart. — AA. SS. Januar., t. I, p. 376-

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