ERMITES. — ESCALIER
puis se retira sur le mont des Oliviers à Jérusalem pour y finir ses jours dans la pénitence1.
Une gravure plusieurs fois reproduite signale d'une façon bizarre cette pénitente, en la représentant comme saltimbanque de carrefour qui amuse le peuple par des tours de passe-passe. Mais une femme qui dans Antioche causait pareil entraînement, n'était sûrement pas quelque baladine vulgaire. Cf. Collier, p. 238; etc.
On parle d'une autre Pélagie surnommée Marguerite, qui aurait vécu également sur le mont des Oliviers, mais en habits d'homme; et n'aurait été reconnue qu'après sa mort. Ce pourrait bien être là un embellissement ajouté par la légende à l'histoire que nous venons de raconter.
Sainte Euphrasie, ou Eupraxie. Cf. Démon, p. 311.
Sainte Sylvie. Cf. Écuelle, p. 330, sv.
Sainte Aimée {Amata, Talida); 5 janvier, V siècle. On l'a fait entrer dans les séries de gravures consacrées aux saintes solitaires, mais elle était plutôt supérieure d'un monastère d'Antinoé. L'histoire n'autorise guère à lui donner d'autre caractéristique qu'une vieillesse avancée; car elle avait passé plus de quatre-vingts ans dans la vie religieuse, et sa bonté pour ses inférieures n'est pas chose que le crayon ou le pinceau puisse exprimer*.
La B,e Iveïte (Juette) veuve, recluse à Huy; 13 janvier, 1228. Comme elle s'était consacrée aux soins des pauvres et surtout des lépreux, on la peint entourée de pauvres gens et de malades. Elle termina ses jours dans une cellule près de la léproserie de Huy3.
Sainte Hermelinde, solitaire en Brabant4. Cf. Angei,
p. kk.
Sainte Dymphne (Cf. Démon, p. 310; etc.). On la représente dans une cabane, parce qu'elle s'était réfugiée en Flandre pour fuir son père.
Sainte Marie d'Oignies, recluse; 23 juin, 1213. Elle était de Nivelle, et termina ses jours dans une petite cellule près de l'église de la sainte Vierge à Oignies.
Sainte Reynofle (Ragenufla, etc.) vierge, solitaire (Cf. Anges, p. 43). Née dans la Hesbaie, elle quitta sa famille pour éviter le mariage qu'on voulait lui imposer, et se retira dans une forêt avec sa servante. On dit que la visite d'un ange vint la consoler à sa mort, et l'on représente des boiteux ou autres infirmes qui viennent visiter son tombeau. Une source près du lieu qu'elle avait habitée, était considérée comme l'instrument de guérisons habituelles'.
Sainte Marine (Cf. Saints représentés avec des enfants,
p. 359). Quand on l'a mise au nombre des ermites, c'est probablement à cause des années d'humiliations qu'elle subit hors de son monastère.
Pour les saintes femmes qu'on viendrait chercher dans cet article, je crois bon de rappeler ce qui a été dit au sujet des saints ermites. 11 en est qui, quoique célèbres, ne prêtent pas à des caractéristiques bien fondées. D'autres ont occupé les artistes avec plus de souci du pittoresque que de l'histoire ecclésiastique et d'un culte bien autorisé dans l'Église.