AA. SS. August., t. I, p
Du reste l'école dominicaine, comme on l'a pu voir aux mots Ailes (p. 26) et Colombe (p. 240, note 2), semble s'être fait des tradition» qui n'appartiennent pas à l'art général. C'est ainsi qu'un office de saint Thomas d'Aquin, dans le bréviaire de son Ordre lui attribue l'étoile aussi bien qu'a saint Dominique; sauf que pour le docteur,
vois rien de mieux à dire si ce n'est qu'on aura voulu exprimer ainsi l'avis céleste qui lui fut donné de sa mort *.
Saint Dominique, instituteur des Frères Prêcheurs (Cf. Chapelet, p. 200; Chien, etc.). Une étoile sur son front ou sur sa poitrine. On raconte qu'une étoile parut sur son front quand on le baptisait. Les Dominicains, qui lui donnent comme par excellence le surnom de Stelliger (Cf. Armoiries, p. 84; etc.), le peignent parfois avec un manteau tout constellé», comme l'ont fait les Augustins pour saint Nicolas de Tolentino.
On pourrait croire que cet attribut historique, et une imitation de saint Bruno, ont donné lieu de représenter saint Dominique, ou le bienheureux Jordan de Battberg (son successeur dans la direction générale de l'Ordre) , avec sept étoiles (six formant couronne autour d'une centrale); mais c'est encore un emprunt fait à la légende du saint fondateur, au sujet des sept premiers Dominicains qui étudièrent la théologie à Toulouse*.
Saint Jean de Capistran, franciscain de l'Observance. Cf. Chaire, p. 193; Drapeau.
Saint Aïdan d'Irlande (Medocus, Melhocus, Maédhogli, Moëg, Dé, etc.), que ses compatriotes donnent comme premier évêque de Ferns; 31 janvier, v. 632. La légende hibernoise raconte que sa mère vit en songe une étoile, lorsqu'elle était prête de le mettre au monde ; et que cela le fit appeler dès son enfance le fils de l'étoile. Son histoire renferme bien d'autres merveilles que nous ne répéterons pas : d'autant que ce thaumaturge est assez peu connu sur le continent, si ce n'est en Armorique.
Saint François d'Assise (Cf. Agneau, p. 23; etc.). A sa mort une étoile qui se dirige vers le ciel, annonce l'entrée de son âme dans la gloire; ce n'est point, du reste, la caractéristique ordinaire qui le fait reconnaître.
Saint Jean Népomucène chanoine de Prague, martyr; 16 mai, 1383. Après qu'il eut été précipité dans la Moldau, le secret de son martyre fut trahi par des lumières miraculeuses qui flottaient sur l'eau, indiquant le lieu où était le cadavre. On a traduit cela en peinture par des étoiles qui environnent sa tête.
Sainte Athanasie, veuve et abbesse (hégoumène) en Grèce. Cf. Navette, etc.
La Bm Colombe de Rieti, dominicaine (Cf. Colombe, p.2i3). Une étoile lui apparut le Jour de l'Epiphanie, pendant qu'elle méditait sur l'adoration des Mages; et deux autres fois le même signe se montra au-dessus d'elle5.
il s'agit du moment de la mort. J'en transcris plusieurs passages à cause de certaines curiosités qui s'y trouvent.
c Stella candens climat Stuporem (tir) dans insolitum, Qu» instantem indicat Reati Thora» transitum.
Cappa gemœis ornata cernitur; Bx monili fulgoria coelici Lnx émis.».! tnundo dilTun litur.
Augustinua fralri sic loquitur :
... Thomas reihi par est in gloria,
Sertum gastanscum torque duplici, Virgiuali pnrtUnt munditia. >
Quant à saint Dominique, nous emprunterons d'autres extraits du même bréviaire sous le titre Livre.