ÉVÊQUES
Groupes, où le9 évêques (comme à mon ordinaire), occupent la tête des diverses séries (deux à deux, trois à trois, etc.). N'oublions pas non plus qu'un abbé se distingue parfois difficilement d'un évoque. Je ne saurais donc obvier à toute espèce de méprise, sans compter celles où je serai tombé moi-même.
Les saints Wilubald et Wunebald accueillis en Allemagne par saint Boniface1 (Cf. Pèlerins).
Saint Titien, évêque d'Oderzo; 16 janvier, époque mal précisée. Allant déposer le pontificat aux pieds de son prédécesseur saint Florien, que l'on avait cru mort
durant un long voyage. Titien élu à sa place, voulu i abdiquer dès qu'il connut cette erreur*.
Saint Nicolas de Myre. Cf. Bourse, p. 145 et 399.
L'explication de cette vignette a été donnée déjà, par le sacre du saint transféré brusquement de l'état laïque à la dignité pontificale.
Diverses réunions d' évêques sont indiquées dans les anciennes légendes comme ayant été convoquées merveilleusement par les soins des anges, pour honorer un de leurs saints confrères à l'heure de la mort ou à ses funérailles. Telle est par exemple , dit-on, l'assistance de
Saint Ambroise découvrant les corps des saints Gervais et Protais, p. 401.
saint Ambroise au convoi funèbre du grand saint Martin de Tours', de saint Front à l'enterrement de sainte Marthe, etc. Les vieux récits périgourdins ajoutaient même que les gants (ou l'un des gants) de leur évêque étaient demeurés à Tarascon ; comme preuve de sa pré-
sence miraculeuse en cet endroit tandis que le saint assistait à l'office dans sa cathédrale. Mais cela ne semble être qu'un enchérissement sur le voyage de saint Ambroise en Touraine.
On rapportait de même dans les vieux récits, l' assis-
une pragmatique bien déterminée. C'était une sorte de tâtonnement confus qui ne parvient pas a rencontrer sa forme définitive. Aussi n'en trouvai-je plus guère de trace dès que les premières années du xvr* siècle sont écoulées. Il semble que de guerre lasse, on ait abandonné enfin une voie où l'on ne réussissait pas à se mettre d'accord. Le moyen âge avait espéré mieux, et cherchait vaguement quelque assimilation qui n'a pas abouti. C'est ainsi qu'une prose sur les quatre grands docteurs latins, dans le ma. 132 de la bibliothèque d'Amiens (rédigé à Corbie, Je crois) commence par cette strophe : s Sancti, visu columbino
Et aspectu aquilino Te, Christs lux, adeunt ; Hi prudentes sunt aurigir Currus Dei et quadrige' , Plebem Christi subvehunt. »
Cf. Vitraux d» Bourges, Étude VI, fig. F, et n» 08 (p. 125).